2021 : année de la souveraineté européenne retrouvée ?

Economie Matin – le 24/02/2021

Le 5 mai 1992 Philippe Seguin alors député et chef de file du « Non » au traité européen de Maastricht déclare à l’Assemblée Nationale « L’Europe qu’on nous propose n’est ni libre, ni juste, ni efficace, elle enterre la conception de la souveraineté nationale ». A l’époque en France, le « Oui » au traité de Maastricht recueillait à peine plus de 51% des voix. Déjà les craintes liées à la perte de souveraineté économique alimentaient les débats en France.

Après la révolte des urnes, un équilibre fragile entre opportunités et menaces

Les Echos – 12 mai 2017 :

Depuis la crise de 2009, pour faire face à leur coût du risque qui a fortement augmenté, les banques recherchent de nouveaux leviers et rationalisent au maximum leur activité.

Avec 2 desseins, diminuer les charges et répondre aux exigences réglementaires. Ainsi, ces dernières années, les programmes d’efficacité opérationnelle se sont succédé, et les coupes budgétaires aussi. Mais est-ce vraiment la trajectoire qui permettra aux banques de trouver ce nouveau relai de croissance ? Il semble que tout au plus (et ce n’est pas rien), cela renforce le sentiment de fiabilité de ces colosses au pied d’argile.

Mais les bouleversements de cet équilibre « mou » viennent aujourd’hui de chocs politiques. La sortie du Royaume-Uni de l’UE ainsi que le rejet de la classe politique traditionnelle américaine, matérialisée par l’élection de président Trump, sont des événements qui relancent la donne. Ce new deal imposé par les votes britanniques et américains, malgré les désastres sociaux et économiques annoncés par les chroniqueurs, vont impulser de nouveaux équilibres et de nouvelles opportunités.