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Single Resolution Mechanism : How are bank defaults handled in Europe ?

AGEFI Luxembourg – le 20 juin 2019 :

During the financial crisis, political and financial authorities were back against the wall when facing the global deterioration of the financial sector. When a bank was about to default, two options were on the table: either let them fail with (often) unpredictable consequences on the financial and real economy, or rescue them using taxpayer money. The EU country members were not aligned in their choices, taking sometimes inconsistent decisions. In any case, when the second option was chosen, it resulted into durable reputational damage.

In the aftermath of crisis, the European Financial Stability Board worked on a better approach, trying to escape the “too big to fail” situation. It resulted in two directives that lay the foundations of the single rulebook to harmonize bank resolution: The Bank Recovery and resolution Directive (BRRD) and the Deposit Guarantee Scheme Directive (DGSD). These directives allow national or European authorities to start a resolution process for a bank. Resolution is defined by the application of a plan to deal with a bank’s insolvency while safeguarding public interest and limiting the impact on the economy.

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Europe : vers une politique industrielle commune ?

Les Echos – le 19 juin 2019 :

LE CERCLE – Face à sa désindustrialisation croissante et au protectionnisme accru de ses partenaires économiques, l’Union européenne pourrait bien faire resurgir le projet d’une politique industrielle commune. Les explications de Sofiane Asfiri, consultant chez Square.

Au lendemain d’élections européennes décisives, la Commission et le Parlement renouvelé auront fort à faire pour préserver les intérêts économiques des pays de l’Union.

Le 19 février dernier, l’Allemagne et la France ont présenté conjointement un manifeste en faveur d’une politique industrielle européenne et annoncé un investissement de 6 milliards d’euros dont 1,2 milliards d’euros de fonds publics. L’objectif : la création d’un consortium autour de la production de batteries électriques afin de s’affranchir de la dépendance technologique envers les pays asiatiques dans ce secteur clé.

Afin d’enrayer le délitement de sa base économique, l’UE doit impérativement multiplier les initiatives de ce type dans les secteurs stratégiques traditionnels (santé, énergie, agro-alimentaire, etc.), mais également renforcer sa présence dans les technologies numériques et plus particulièrement l’intelligence artificielle. En 2018, la Commission européenne a annoncé un plan d’investissement public-privé de 20 milliards d’euros annuels jusqu’en 2020 afin de combler le retard du vieux continent en la matière. Ce réveil tardif permettra probablement de se mettre au niveau des mastodontes américains et chinois, qui ont concentré près de 80 % des investissements mondiaux l’an dernier.

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La crise turque, premier signe avant-coureur d’une crise des émergents ?

Economie Matin – 7 septembre 2018 :

L’effondrement de la livre turque, déjà affaiblie par les craintes à l’égard de l’économie du pays, a été précipité par la dégradation des relations avec les Etats-Unis. Si le risque de contagion reste limité, la crise turque remet sur le devant de la scène les fragilités des émergents.

Les fondamentaux de la Turquie se sont dégradés…

Sur fond de fragilité économique, le cours de la livre turque s’est effondré de 40% depuis début 2018 face au dollar. A première vue, le pays se porte très bien, affichant en glissement annuel une croissance de son PIB de 7,4% au T1 2018, à en faire pâlir ses voisins du vieux continent. Et pourtant, une inflation de 15,9% en rythme annualisé sur juillet rogne le pouvoir d’achat des ménages. Les entreprises turques qui se sont fortement endettées en devises se retrouvent vulnérables aux variations de change et le pays est très dépendant des financements extérieurs qui lui permettent de combler le déficit de sa balance des paiements.

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Protectionnisme : et si l’Europe tentait le rapport de force ?

Economie Matin – 8 juin 2018 :

Depuis son arrivée au pouvoir, Trump a pris un ensemble de mesures visant à protéger certains secteurs de l’économie américaine. Ce nouveau positionnement économique revendiqué par Washington tranche vivement avec l’attitude d’une Europe qui a toujours semblé impuissante à protéger son marché intérieur.

Il n’avait eu de cesse de le marteler pendant sa campagne : « L’Amérique d’abord ». Depuis, celui qui est devenu le 45e Président des Etats-Unis, est passé à plusieurs reprises des paroles aux actes afin de protéger le marché américain du flot des importations. Les dernières mesures protectionnistes annoncées par l’administration américaine concernant la taxation de l’acier et de l’aluminium n’ont pas manqué de faire réagir vivement les principaux partenaires économiques des Etats-Unis.