Banques et Finance Durable : vers un alignement ?

L’info durable – le 30 juin 2020 :

Une partie de l’opinion publique aime parfois détester ses banques et considérer qu’elles sont les symboles d’un système capitaliste prédateur et « courtermiste ». Le point de vue développé dans cet article expose au contraire que les entreprises bancaires ont engagé leur transition, même si de considérables évolutions restent encore à réaliser pour être à la hauteur des défis posés par la Finance Durable.

Covid-19 : Accélérateur du financement participatif ?

Next Finance – le 15 juin 2020 :

Si la crise économique se profilant pourrait constituer une menace pour le secteur du financement participatif, elle peut aussi être vecteur d’un changement de dimension et le rendre incontournable dans le paysage du financement de l’économie. L’analyse de Morgan Teisset et Matthieu Neige du groupe Square.

Dans la nuit du 22 au 23 avril, le Sénat a adopté un amendement au projet de loi de finances rectificative pour 2020 autorisant les intermédiaires en financement participatif (IFP) à distribuer des prêts garantis par l’état (PGE). Les 300 milliards d’euros, initialement réservés aux banques, pourront ainsi profiter aux PME via l’activité de crowdlending – mécanisme d’octroi de prêts financés par la foule – et ainsi compléter les dispositifs des banques, actuellement sous tension, comme l’atteste l’annonce du groupe BPCE qui vient tout juste de déclarer sa 100 000 ème demande de PGE en à peine un mois.

Prêter de l’argent contre rémunération est une activité « veille comme le monde », néanmoins cette manière de le faire est particulièrement novatrice dans la mesure où ce n’est plus une banque qui prête grâce aux dépôts de ses clients, mais bien les clients euxmêmes qui iront directement prêter à des PME en assumant en contrepartie la prise de risque portée classiquement par le prêt bancaire.

Décryptage de la nouvelle approche standard pour le calcul des exigences de fonds propres au titre du risque opérationnel.

Riskassur – le 03 juin 2020 :

Une quinzaine d’années après avoir introduit des exigences de fonds propres au titre du risque opérationnel, le Comité de Bâle a proposé il y a quelques mois de revoir les méthodes de calcul existantes et d’adopter une approche standardisée (Standardized Measurement Approach – SMA). Cet article vise à apporter un éclairage sur cette évolution réglementaire et sur les impacts pressentis pour les établissements bancaires.

Les années 1990 ont vu la forte émergence du risque opérationnel pour le secteur bancaire sous l’impulsion de plusieurs facteurs :
• Le recours à l’externalisation (outsourcing) de certaines activités à moindre valeur ajoutée.
• La complexification croissante des produits et des marchés financiers.
• La survenance de chocs retentissants au sein de l’industrie bancaire : faillite de la Barings (1995), incendie du siège du Crédit Lyonnais (1996), …

Crise du Covid 19 : une aubaine pour les financiers ?

Le Courrier Financer – le 12 mai 2020 :

La pandémie de coronavirus provoque secousses et volatilité en bourse. Quelles répercutions cet épisode va-t-il avoir sur les investissements à moyen terme ? Comment saisir les opportunités à venir ? Plus d’explications avec Delphine Citré, consultante senior chez Groupe Square.

De l’essor de l’épidémie de Covid-19 en Chine, aux dates fatidiques d’annonces de confinement, ou de mesures sanitaires exceptionnelles des gouvernements ayant entraîné un arrêt brutal des économies du monde entier, les bourses internationales se sont brusquement effondrées les unes après les autres.

Or c’est bien souvent dans ces épisodes de secousses et de volatilités boursières que nous assistons à une multiplication des mouvements sur les marchés. Un intérêt croissant est né, notamment chez les particuliers, qui veulent profiter d’un effet d’aubaine et spéculent sur une prochaine reprise de la bourse.

Covid-19 : économie mondiale sous perfusion, est-ce suffisant pour les marchés financiers ?

Finyear – le 29 avril 2020 :

La mise en place du confinement partiel ou total dans divers pays a entraîné un fort ralentissement voire un arrêt de plusieurs secteurs de l’économie. De ce fait, pour pallier aux effets négatifs du confinement sur l’économie et les marchés financiers, les États et les Banques Centrales ont annoncé de fortes injections de liquidités. Mais toutes ces mesures sont-elles efficaces et surtout, suffisantes ?

Une des conséquences liée au Covid-19 est la baisse des perspectives économiques mondiales. Les dernières prévisions de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques), présentées le 2 mars 2020, montrent que la croissance mondiale chute à 2,4% contre 2,9% selon les prévisions publiées en novembre 2019 pour l’année 2020. Ces prévisions étant basées sur des données à fin février, soit avant l’annonce de la mise en place des mesures de confinement en Europe et aux États-Unis, ces dernières seront vraisemblablement revues une nouvelle fois à la baisse lors de la prochaine révision. En effet, les communiqués du FMI et l’évolution des indicateurs économiques de mars 2020, qui atteignent des niveaux très faibles, voire historiquement bas, laissent présager une récession mondiale qui pourrait être pire que celle de 2008.

COVID-19 : vers une nouvelle ère de la régulation bancaire ?

Economie Matin – le 22 avril 2020 :

Depuis plus de 10 ans déjà, en réponse à la crise des subprimes, les banques sont impactées par un cadre prudentiel particulièrement dur, leur imposant des coûts extrêmement élevés pesant sur leur rentabilité. Or, aujourd’hui, à l’aube d’une crise économique probablement sans précédent, les régulateurs ont décidé temporairement d’assouplir ce dispositif réglementaire et ainsi permettre aux banques de participer pleinement à l’effort de guerre contre les conséquences du COVID-19. Si on ne peut que saluer leur pragmatisme face à cette situation inédite, on peut également s’interroger sur l’intérêt des réformes réglementaires mises en place depuis 10 ans.

Alors que la France risque, comme le souligne son ministre de l’économie Bruno Lemaire, d’entrer dans la pire récession de son histoire depuis la seconde guerre mondiale, espérons que le dispositif prudentiel mis en place depuis une décennie permettra au système bancaire d’être suffisamment armé pour faire face à cette crise inédite. Et surtout gageons que les régulateurs sauront tirer profit de cette crise pour faire entrer l’encadrement réglementaire des banques dans un nouveau paradigme ; celui du pragmatisme et d’une plus grande responsabilisation des acteurs bancaires.

Covid-19 : le financement des crises, l’union de la réassurance et de la titrisation.

 AGEFI HEBDO – N° du 9 au 15 avril 2020 :

 

L’enjeu : la liquidité

Dans les crises sanitaires, comme celle que nous vivons, l’enjeu est la rapidité. Pour sauver des vies, il faut des financements, et vite. Mais où trouver la liquidité ? Chez les réassureurs ?

« Quoi qu’il en coûte » : les banques pourront-elles suivre ?

Les Echos – le 16 avril 2020 :

Près de la moitié de la population mondiale est aujourd’hui contrainte à un confinement pour lutter contre la pandémie du Covid-19 : mesure inédite, mais a priori essentielle pour faire face à cette guerre sanitaire et ainsi tenter de reprendre le fonctionnement normal de nos sociétés. Néanmoins, cette mesure n’est pas sans effets sur nos économies…

Tant à l’échelle nationale qu’à l’échelle internationale, jamais une si grande partie de l’économie ne s’était retrouvée à l’arrêt, en touchant l’ensemble de ses rouages. Que ce soit d’un producteur à un distributeur, d’un distributeur à un consommateur, d’un épargnant à un projet d’investissement, ou tout simplement d’un employé à un employeur, tous sont concernés.

COVID-19 : le financement des crises environnementales et sanitaires, l’union de la réassurance et de la titrisation.

L’AGEFI – le 23 mars 2020 :

Les enjeux de rapidité : la liquidité du financement

Dans les crises sanitaires d’envergure mondiale, comme celle que nous vivons, les enjeux de rapidité sont clefs. Pour sauver des vies, il faut des décisions, des financements et de nouvelles organisations, et immédiatement. Mais comment trouver de la liquidité en temps de crise ? Chez les réassureurs ! Le sujet pourrait s’arrêter là, si les moyens des réassureurs étaient illimités.

La place du Luxembourg dans la finance durable

Finyear – 2 mars 2020 :

L’engagement du secteur privé comme facteur clé dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Suite aux événements internationaux importants qui ont marqué un tournant dans le débat sur le développement durable mondial, le Luxembourg a mis en place un environnement propice à la transformation de son marché financier et assiste d’autres États dans leur transition vers une économie mondiale plus durable en tirant parti des investissements internationaux des secteurs public et privé. Le pays est classé respectivement à la seconde place en pénétration de la finance verte et sixième en termes de qualité selon le Global Green Finance Index (GGFI).

L’établissement du Grand-Duché en tant que centre international de financement de la lutte contre le changement climatique repose sur quatre piliers :
– Consolidation de l’expertise luxembourgeoise en matière de finance durable
– Partenariats avec des leaders du financement de la lutte contre le changement climatique tels que la Banque Européenne d’Investissement (BEI) et la Société Financière Internationale (IFC) pour établir des alliances stratégiques
– Contrôler les investissements dans le financement de la lutte contre le changement climatique par le biais de normes et de labels dédiés
– Encourager l’innovation de la finance verte