Demain, nos retraites gérées par des fonds de pension ?

Economie Matin – le 13 juin 2020 :

Le Fonds de Retraite Professionnelle Supplémentaire ou FRPS, est un véhicule juridique dédié à la gestion des retraites professionnelles par capitalisation. Promus par les pouvoirs publics pour leur capacité à contribuer au financement de l’économie sur la durée, ces organismes sont pourtant peu plébiscités par les acteurs français de la retraite. Comment l’expliquer, alors que ces entités juridiques offrent aux acteurs un cadre prudentiel des plus souples ? Ont-ils réellement leur place dans la gestion des retraites françaises ?

Les fonds de pension : une construction d’essence européenne !

L’avènement des FRPS part du constat du désavantage des acteurs locaux par rapport à leurs homologues européens. Au sein de l’UE, les retraites professionnelles sont gérées par des fonds de pension ou par des sociétés d’assurance. Le cadre prudentiel souple des fonds de pension a conduit certains pays membres à les adopter pour gérer leurs retraites, comme les Pays-Bas et le Royaume-Uni.

Helicopter Money, une démarche opportune de sortie de crise ?

Le Revenu – le 18 avril 2020 :

En ces temps de crise sanitaire mondiale lié à la pandémie du nouveau coronavirus, découle un nouveau genre de crise économique mondiale. Cette situation est inédite. Les mesures prises par les gouvernements mondiaux pour endiguer l’expansion du Covid-19 a et auront d’énormes conséquences sur la production de richesses au niveau international. La quasi-totalité des pays sont aujourd’hui à l’arrêt.

Pour faire face à cela, un ancien concept refait surface : l’Helicopter Money. Milton Friedman est reconnu comme celui ayant lancé le concept en 1969 dans le désormais célèbre article « The Optimum Quantity of Money » dans lequel il emploie la métaphore suivante :

« Supposons qu’un jour un hélicoptère vole au-dessus de cette communauté et largue 1 000 dollars en billets depuis le ciel. Évidemment, les membres de la communauté vont s’empresser de récolter les billets. Supposons encore que tout le monde est convaincu que cela était un événement exceptionnel qui ne se répétera pas. »

Coup de pouce de l’Etat envers les assureurs vie : quels risques pour les assurés ?

RiskAssur – le 06 avril 2020 :

Vous faites partie des 38 millions de bénéficiaires d’un contrat d’assurance-vie* ? Un changement récent s’appliquant aux assureurs vie a pu passer inaperçu à vos yeux : une comptabilisation différente avantageuse de leurs fonds propres. En quoi cela vous concerne-t-il ?

Premier acte, une parution sibylline au Journal Officiel du 28 décembre 2019, d’un arrêté daté du 24 décembre, autorise les assureurs en France, sous conditions, à intégrer dans leurs fonds propres 2019 un montant associé à la Provision pour Participation aux Bénéfices (appelée PPB). Cette provision, déjà existante dans le domaine comptable et spécifique à l’assurance-vie, permet de lisser les résultats et de pallier une mauvaise année. Le texte est signé du ministre de l’Economie et des Finances.

COVID-19 : pourquoi les assureurs ne paieront pas.

Next Finance – le 06 avril :

Depuis l’annonce des mesures de confinement, le mot d’ordre est simple : restez chez vous. L’injonction « Restez chez vous » rime, pour certaines entreprises, avec ralentissement voire arrêt d’activité. Le gouvernement en appelle à la solidarité nationale, afin de soutenir les entreprises en difficultés. Les assureurs sont en première ligne.

« Il n’est pas question pour nous que les assureurs ne participent à l’effort de solidarité nationale », indiquait à l’AFP un responsable de Bercy. Associations, syndicats et confédérations d’entreprises font feu de tout bois contre les assureurs et exhortent le Gouvernement à les contraindre à agir. En cause, le refus des assureurs d’indemniser les pertes d’exploitations souscrites par les entreprises.

Covid-19 : le secteur de l’assurance sera durement contaminé.

Economie Matin – le 31 mars 2020 :

Largement affectés par la baisse des taux d’intérêts sur les obligations en euros au cours des dernières années, les assureurs doivent désormais faire face à une crise pandémique qui chahute les marchés financiers et affecte la rentabilité des investissements en unité de compte.

Alors qu’en début mars, l’OCDE et Moody’s ont respectivement abaissé leur prévision de croissance pour la France à 0,9% et 0,7%, la perspective d’une récession économique, sur fond de crise sanitaire mondiale, a de quoi inquiéter la Fédération française de l’assurance (FFA).