Les fintech, les game changers du monde bancaire.

Le Journal du Net – le 25 juin 2020 :

Si les fintech ont été, dans un premier temps, observées d’un œil amusé par les grands établissements financiers, elles ont su et continuent de surprendre par leurs innovations et leurs vision disruptive d’un marché peu agile.

Cibler un besoin spécifique, le couvrir de manière optimale et avec une grande efficacité au travers de techniques nouvelles, voici l’objectif des fintech. paytech, roboadvisors, regtech, néobanques, insurtechs, spécialistes de la blockchain, sociétés de crowdfunding ou encore de cash management, il existe toutes sortes de fintech venant révolutionner notre manière de travailler l’argent. La jeunesse de leurs effectifs combinée à des structures de taille réduite ont été des éléments moteurs leur permettant d’agir vite, peut-être trop pour l’ensemble du milieu.

Les GAFA veulent-elles vraiment devenir des banques ?

Finyear – le 19 novembre 2019 :

Google a officialisé mercredi 13 novembre son arrivée dans le monde bancaire en proposant des comptes courants en 2020 dans le cadre d’un partenariat avec Citigroup. 

La première question qui vient à l’esprit après cette annonce est de comprendre qu’est-ce que l’ogre américain, dont les résultats sont en constante croissance depuis sa création il y près de 20 ans, vient faire dans un marché en apparence si peu attractif.

L’industrie bancaire présente des valorisations boursières faibles ; elle détruit des emplois : près de 50.000 en Europe depuis le début de l’année 2019. La pression réglementaire augmente de manière considérable depuis 2007, les amendes s’abattent de manière répétée sur presque tous les acteurs (44 milliards pour la seule année 2016) et la concurrence se renforce avec l’arrivée quasi quotidienne de nouvelles fintechs. A ce tableau peu reluisant s’ajoute le contexte de taux bas qui rognent les marges d’intérêt sur les crédits et les dépôts et qui semble parti pour durer.

Dans la jungle des fintech, l’émergence des regtech

Journal du Net – le 17 octobre 2019 :

Au sein de l’écosystème des startups, les sociétés spécialisées en services financiers n’ont rien à envier aux autres secteurs. Spécialisée sur un produit ou sur une offre, de nombreuses entreprises contribuent à réinventer la banque, ses produits et ses services et s’inscrivent durablement dans l’écosystème financiers par une collaboration de plus en plus étroites avec les grandes instituions

C’est le cas des regtechs, contraction de « regulation » et « technology », qui regroupent l’ensemble des acteurs proposant des solutions innovantes pour permettre aux institutions financières de gérer les contraintes règlementaires à moindre coût afin de gagner en agilité.

A l’origine était un besoin

Le développement des regtechs est né de la difficulté, pour les acteurs historiques du secteur financier, à s’adapter et gérer de front deux évolutions concomitantes. D’une part l’inflation réglementaire, issue de la crise de 2008, qui a imposé de se conformer rapidement aux nouvelles normes, impliquant des mises à jour régulières des processus mis en place. D’autre part l’émergence de nouveaux modes de consommation des usagers nécessitant des services rapides, efficaces et numérisés.

Face à ce défi juridique et sociétal, les regtechs vont développer des offres capables de s’adapter rapidement aux évolutions en apportant un regard extérieur et novateur aux acteurs historiques du marché souvent contraints par des systèmes et processus non adaptés. D’une part, les regtechs offrent la possibilité de répondre aux besoins primaires d’une banque à savoir la conformité, en termes de connaissance client ou de lutte contre le blanchiment par l’utilisation extensive du big data. La plus-value de ces services, pour les banques, peut être de trois niveaux :

  • Réduction des coûts de mise en conformité via la mutualisation et la standardisation des pratiques,
  • Amélioration de l’efficacité opérationnelle par le biais de leur automatisation,
  • Optimisation et sécurisation des processus.

Open Banking : la sécurité, le casse-tête des banques ?

Le Courrier Financier – le 03 septembre 2019 :

La deuxième directive européenne des services de paiement (DSP2) aurait dû s’appliquer à partir de septembre 2019. En France, les banques et les sites d’e-commerce européennes ont obtenu un nouveau délai jusqu’en 2022. Quels sont les casse-tête techniques auxquels le secteur doit faire face ? Quelle place les Fintechs vont-elles occuper dans ce nouveau marché ? Stéphane Pailler, Senior Consultant du Groupe Square, partage son analyse.

La principale force des banques traditionnelles réside dans la confiance qu’elles ont obtenue de leurs clients. Cette confiance s’établit notamment par la notion de proximité, avec un conseiller qui les accompagne dans leurs choix financiers à chaque étape de leur vie. En d’autres mots, un sentiment de sécurité. Avec l’Open Banking, les conseillers deviennent virtuels, les concurrents se multiplient et les données des banques sont accessibles de tous.

La croissance française boostée par des fintechs ?

A l’heure d’une première forme d’embellie des indicateurs économiques, 2 études distinctes, menées en 2016 par Intrum Justitia, spécialiste du recouvrement de créances, et Euler Hermès, mettent en évidence le laxisme de la France dans le domaine des délais des paiements. Une situation en passe d’évoluer sous la pression réglementaire mais aussi avec le retour au premier plan du métier d’affactureur grâce à des innovations numériques.

Les délais de paiement abusifs coûtent près de 16Md€ aux PME françaises chaque année. Concrètement, une défaillance d’entreprise (de moins de 5 ans) sur quatre est due à des difficultés de trésorerie notamment liées aux retards dans la perception des revenus. Une situation qui explique en partie le boom du marché de l’affacturage ces dernières années, ce métier encore souvent méconnu qui consiste pour une entreprise à céder ses factures clients à un acheteur qui avance donc de la trésorerie en contrepartie d’une prime sur la gestion des factures (et des inévitables impayés).

La stratégie des banques face aux évolutions technologiques et réglementaires

Les banques d’aujourd’hui sont des organisations de plus en plus complexes, s’inscrivant dans un environnement fortement impacté par les évolutions technologiques et les obligations réglementaires. Il leur est donc impossible de ne pas subir l’influence de ce contexte dans leurs choix stratégiques.

Des nouvelles technologies qui façonnent le paysage bancaire

Avec le développement des nouvelles technologies (Smartphones, tablettes tactiles, Wi-Fi,…), les banques ont dû répondre à de nouvelles attentes de la part des consommateurs en leur proposant des canaux de distribution innovants plus adaptés à leur mode de vie. L’émergence des outils et services de « banque à distance » leur a permis de suivre une stratégie multicanale, multipliant ainsi les points de contact avec leurs clients : portails internet, assistance mobile,… en complément des agences traditionnelles. Cependant, elles doivent ajuster en permanence leur offre afin de rester dans la course en matière d’innovation. En évoluant, les nouvelles technologies ont également obligé certaines plus « classiques » à créer cette génération de banques dites « 100% en ligne » comme Hello Bank ! pour la BNP Paribas ou Boursorama pour la Société Générale.