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Les GAFAM ou la cartellisation du numérique

Economie Matin – 12 août 2018

Les GAFAM, nous en parlons souvent de façon très positive mais ne passons-nous pas trop vite sur l’étendue de leur influence sur notre quotidien ? Ces titans du numérique ont réussi en quelques années à créer un écosystème balisant nos sphères professionnelles et personnelles. Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft ont rapidement compris et anticipé les possibilités du web au point de devenir incontournables, indétrônables mais également incontrôlables.

En effet, la technologie et la bonne santé des GAFAM reposent sur l’interdépendance qui les lie. Aucune de ces entreprises n’aurait pu devenir aussi présente dans nos vies sans l’utilisation des outils fournis par les autres. Amazon par exemple, est en passe de devenir le leader mondial du retail. C’est en s’appuyant sur le numérique qu’un réseau de supply chain virtuel a pu être mis en place réduisant ainsi les coûts de fonctionnement des réseaux de distribution physique et permettant de ce fait de pouvoir acheter partout et tout le temps simplement grâce à un smartphone. Le client voit ses possibilités améliorées et son expérience renforcée.

C’est notamment grâce à ce socle solide que de nouvelles offres ont pu apparaître telles que celles proposées par les NATU (Netflix, AirBnB, Tesla, Uber). La puissance des GAFAM et les possibilités numériques permettent à de nouveaux acteurs d’entrer sur de nouvelles industries. C’est ici que réside toute la puissance des GAFAM puisque qu’avec leurs technologies, elles peuvent être actives en parallèle sur de nombreux marchés et industries. Si d’un côté on peut se satisfaire de la fluidification des industries en place, ne devrait-on pas s’inquiéter de l’existence de géants ne répondant à aucune loi ou État ?

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Les GAFA : entre vecteur d’innovation et générateur de risques

Le Journal du Net – 5 juin 2016 :

Les géants du web représentés par l’acronyme GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) figurent tous dans le top 10 (dont trois sur le podium) des capitalisations boursières sur le Nasdaq, la bourse américaine spécialisée dans les nouvelles technologies.

Concomitamment à ce bilan, force est de constater que les scandales les concernant ne manquent pas. Les soupçons d’ingérence de la Russie dans l’élection américaine via la manipulation des réseaux sociaux ou plus récemment l’affaire « Cambridge Analytica » concernant la fuite de données de 87 millions d’utilisateurs de Facebook en sont de parfaits exemples

En réponse à la multiplication de ce type d’affaires, le cadre réglementaire évolue, tant sur la protection des individus que sur la fiscalité.

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Donald Trump Président : une victoire de la nouvelle économie ?

Les Echos – 15 novembre 2015 :

Le résultat des urnes américaines trouve d’abord ses racines dans le climat social, psychologique et économique américain.

Mais le succès de cette campagne n’est-il pas aussi un révélateur de la rupture entre les pratiques business d’hier et celles d’aujourd’hui ?

Depuis la fin des années 2000, les « barbares », ces start-ups nommées ainsi pour leurs capacités à maîtriser l’outil numérique et leur capacité à faire chanceler les plus grandes entreprises, ont réinventé les comportements économiques.

GAFAM américains en tête, ces milliers d’entreprises numériques sont considérés comme jouant avec les contraintes réglementaires et déontologiques, n’ayant pas de limites dans la création quasi permanente de produits et services, dans la conquête (souvent mondiale) et la fidélisation de leurs clients et utilisant des moyens de communication qui échappent souvent aux grands réseaux.

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L’industrie des télécoms sera-t-elle le fossoyeur du secteur bancaire ?

Les Echos – 16 décembre 2015 :

Après son introduction en Pologne en 2014, Orange vient d’annoncer le lancement d’Orange Cash en France, en partenariat avec Visa.

Ainsi, l’acteur ayant été le plus bousculé sur son propre marché se lance sur un nouveau secteur avec une ambition assumée. Cette stratégie de diversification ne manque pas d’intérêt, au moment où le modèle économique des services financiers est profondément remis en question. À l’instar de celui des Télécoms.

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Les GAFA et autres FinTechs ne condamneront pas les banques

Les Echos – 16 décembre 2015 :

Les Cassandres, qui prédisent la disparition prochaine de ces dinosaures que seraient les banques, sous-estiment la place qu’elles occupent dans l’actuelle transformation de l’industrie financière ainsi que les fondamentaux métiers.

Il y a 15 ans, tout le monde condamnait la banque « traditionnelle » à disparaître avec l’émergence des banques en ligne. En France, bien que nous soyons légèrement en retrait des tendances observées dans certains pays d’Europe, seulement 7 % des Français possédaient un compte en ligne à fin 2014.

Non, les banques ne vont pas disparaître sous les coups de boutoir des nouveaux acteurs qui tentent de se faire une place au paradis des services financiers et produits bancaires.

Une banque, c’est une structure dédiée à l’expertise financière, à la connaissance des produits, des services, des opérations et des flux qui assurent le financement en temps réel de l’économie. Cette expertise unique s’appuie sur des fonctions supports (gestion des risques, normes comptables, etc.) soumises à un package réglementaire d’une complexité qui fait référence. Qui peut réellement en dire autant ?