L’ultra réalisme dans la Tech, une inquiétante révolution ?

Journal du Net – le 21 février 2021

Récemment, le Disney Research Lab a présenté un robot donnant l’illusion de vie. Grâce à un système ultra réaliste de micro mouvements mimant le comportement humain, Disney souhaite rendre plus naturelles les interactions humain-robot.

En répliquant l’impact de la respiration, le clignement des yeux ou encore les mouvements de tête réagissant au comportement d’autrui, un nouveau pas dans la robotique a été franchi. Avec pour objectif premier d’intégrer des robots ultra-réalistes dans ses parcs à thème, Disney s’attaque directement à l’un des problèmes de la robotique: la vallée dérangeante.

Les GAFA veulent-elles vraiment devenir des banques ?

Finyear – le 19 novembre 2019 :

Google a officialisé mercredi 13 novembre son arrivée dans le monde bancaire en proposant des comptes courants en 2020 dans le cadre d’un partenariat avec Citigroup. 

La première question qui vient à l’esprit après cette annonce est de comprendre qu’est-ce que l’ogre américain, dont les résultats sont en constante croissance depuis sa création il y près de 20 ans, vient faire dans un marché en apparence si peu attractif.

L’industrie bancaire présente des valorisations boursières faibles ; elle détruit des emplois : près de 50.000 en Europe depuis le début de l’année 2019. La pression réglementaire augmente de manière considérable depuis 2007, les amendes s’abattent de manière répétée sur presque tous les acteurs (44 milliards pour la seule année 2016) et la concurrence se renforce avec l’arrivée quasi quotidienne de nouvelles fintechs. A ce tableau peu reluisant s’ajoute le contexte de taux bas qui rognent les marges d’intérêt sur les crédits et les dépôts et qui semble parti pour durer.

Les GAFAM ou la cartellisation du numérique

Economie Matin – 12 août 2018

Les GAFAM, nous en parlons souvent de façon très positive mais ne passons-nous pas trop vite sur l’étendue de leur influence sur notre quotidien ? Ces titans du numérique ont réussi en quelques années à créer un écosystème balisant nos sphères professionnelles et personnelles. Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft ont rapidement compris et anticipé les possibilités du web au point de devenir incontournables, indétrônables mais également incontrôlables.

En effet, la technologie et la bonne santé des GAFAM reposent sur l’interdépendance qui les lie. Aucune de ces entreprises n’aurait pu devenir aussi présente dans nos vies sans l’utilisation des outils fournis par les autres. Amazon par exemple, est en passe de devenir le leader mondial du retail. C’est en s’appuyant sur le numérique qu’un réseau de supply chain virtuel a pu être mis en place réduisant ainsi les coûts de fonctionnement des réseaux de distribution physique et permettant de ce fait de pouvoir acheter partout et tout le temps simplement grâce à un smartphone. Le client voit ses possibilités améliorées et son expérience renforcée.

C’est notamment grâce à ce socle solide que de nouvelles offres ont pu apparaître telles que celles proposées par les NATU (Netflix, AirBnB, Tesla, Uber). La puissance des GAFAM et les possibilités numériques permettent à de nouveaux acteurs d’entrer sur de nouvelles industries. C’est ici que réside toute la puissance des GAFAM puisque qu’avec leurs technologies, elles peuvent être actives en parallèle sur de nombreux marchés et industries. Si d’un côté on peut se satisfaire de la fluidification des industries en place, ne devrait-on pas s’inquiéter de l’existence de géants ne répondant à aucune loi ou État ?

Les GAFA : entre vecteur d’innovation et générateur de risques

Le Journal du Net – 5 juin 2016 :

Les géants du web représentés par l’acronyme GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) figurent tous dans le top 10 (dont trois sur le podium) des capitalisations boursières sur le Nasdaq, la bourse américaine spécialisée dans les nouvelles technologies.

Concomitamment à ce bilan, force est de constater que les scandales les concernant ne manquent pas. Les soupçons d’ingérence de la Russie dans l’élection américaine via la manipulation des réseaux sociaux ou plus récemment l’affaire « Cambridge Analytica » concernant la fuite de données de 87 millions d’utilisateurs de Facebook en sont de parfaits exemples

En réponse à la multiplication de ce type d’affaires, le cadre réglementaire évolue, tant sur la protection des individus que sur la fiscalité.