Marché de la bière artisanale : ces brasseries qui défient les industriels

Journal du net – le 08 mars 2021 :

Stout, IPA, Pale ale, Lager… ces termes parlent aujourd’hui même aux plus profanes d’entre nous. La raison ? Le développement exponentiel des brasseries, dans le monde et particulièrement en France, et avec lui la démocratisation de la bière artisanale. Avec une offre toujours plus étendue, les consommateurs deviennent curieux et le secteur  » craft  » (secteur de la bière artisanale) n’échappe pas à leur volonté de consommer de manière plus responsable.

Si ce secteur concentré devient aussi concurrentiel, comment les micro-brasseries réussissent-elles à se développer face à des groupes industriels ?

Le compte carbone industriel, voire individuel : une nécessité légitime face à l’enjeu climatique.

Environnement Magazine – le 02 juillet 2020 :

Alors que la crise sanitaire liée au Covid-19 remet en question nos modèles économiques, Claire Laurent et Camille Villard, tous deux consultants pour le cabinet Square, estiment qu’il faudrait créer « un compte carbone pour les entreprises et les individus pour garantir une solidarité climatique plus efficace et plus juste​ ».

Le Covid-19 aura mis en exergue plusieurs faiblesses de nos modèles économiques. Cette crise sanitaire, dont l’impact économique va s’inscrire sur la durée, est à mettre en parallèle avec une éventuelle crise climatique future. En effet, toutes deux sont systémiques – leurs impacts ne tiennent pas compte des frontières, non-stationnaires – les analyses passées du marché ne suffisent pas pour faire des projections, et non linéaires – leurs conséquences socio-économiques sont disproportionnées à l’image du dépassement des capacités d’accueil des hôpitaux.

Europe : vers une politique industrielle commune ?

Les Echos – le 19 juin 2019 :

LE CERCLE – Face à sa désindustrialisation croissante et au protectionnisme accru de ses partenaires économiques, l’Union européenne pourrait bien faire resurgir le projet d’une politique industrielle commune. Les explications de Sofiane Asfiri, consultant chez Square.

Au lendemain d’élections européennes décisives, la Commission et le Parlement renouvelé auront fort à faire pour préserver les intérêts économiques des pays de l’Union.

Le 19 février dernier, l’Allemagne et la France ont présenté conjointement un manifeste en faveur d’une politique industrielle européenne et annoncé un investissement de 6 milliards d’euros dont 1,2 milliards d’euros de fonds publics. L’objectif : la création d’un consortium autour de la production de batteries électriques afin de s’affranchir de la dépendance technologique envers les pays asiatiques dans ce secteur clé.

Afin d’enrayer le délitement de sa base économique, l’UE doit impérativement multiplier les initiatives de ce type dans les secteurs stratégiques traditionnels (santé, énergie, agro-alimentaire, etc.), mais également renforcer sa présence dans les technologies numériques et plus particulièrement l’intelligence artificielle. En 2018, la Commission européenne a annoncé un plan d’investissement public-privé de 20 milliards d’euros annuels jusqu’en 2020 afin de combler le retard du vieux continent en la matière. Ce réveil tardif permettra probablement de se mettre au niveau des mastodontes américains et chinois, qui ont concentré près de 80 % des investissements mondiaux l’an dernier.