Le compte carbone industriel, voire individuel : une nécessité légitime face à l’enjeu climatique.

Environnement Magazine – le 02 juillet 2020 :

Alors que la crise sanitaire liée au Covid-19 remet en question nos modèles économiques, Claire Laurent et Camille Villard, tous deux consultants pour le cabinet Square, estiment qu’il faudrait créer « un compte carbone pour les entreprises et les individus pour garantir une solidarité climatique plus efficace et plus juste​ ».

Le Covid-19 aura mis en exergue plusieurs faiblesses de nos modèles économiques. Cette crise sanitaire, dont l’impact économique va s’inscrire sur la durée, est à mettre en parallèle avec une éventuelle crise climatique future. En effet, toutes deux sont systémiques – leurs impacts ne tiennent pas compte des frontières, non-stationnaires – les analyses passées du marché ne suffisent pas pour faire des projections, et non linéaires – leurs conséquences socio-économiques sont disproportionnées à l’image du dépassement des capacités d’accueil des hôpitaux.

Blockchain et RGPD, peut-on parler de conformité ?

Silicon.fr – le 10 mars 2020 :

Longtemps réservée aux transactions de cryptomonnaies, la blockchain se démocratise et entend bien révolutionner bon nombre de secteurs : logistique, industrie agroalimentaire, santé, l’utilisation semble illimitée.

Cette technologie de stockage et de transmission promet transparence et sécurité au travers d’un protocole constitué de blocks où des hébergeurs de données, appelés des mineurs, participent à authentifier la véracité d’informations cryptées en résolvant des calculs algorithmiques afin de valider chaque block de la chaîne.

En somme, lors d’une transaction entre deux personnes, chaque étape de la transaction est validée et hébergée par les mineurs, puis consignée dans un registre afin de débloquer la transaction finale. Ce système complexe vise ainsi à garantir la sécurité et la non-falsification de données.

Mais, lorsqu’on parle de sécurité de données, et surtout de données à caractère personnelles, peut-on parler de sécurité au regard du RGPD ? Y’a-t’il conformité ?

Europe : vers une politique industrielle commune ?

Les Echos – le 19 juin 2019 :

LE CERCLE – Face à sa désindustrialisation croissante et au protectionnisme accru de ses partenaires économiques, l’Union européenne pourrait bien faire resurgir le projet d’une politique industrielle commune. Les explications de Sofiane Asfiri, consultant chez Square.

Au lendemain d’élections européennes décisives, la Commission et le Parlement renouvelé auront fort à faire pour préserver les intérêts économiques des pays de l’Union.

Le 19 février dernier, l’Allemagne et la France ont présenté conjointement un manifeste en faveur d’une politique industrielle européenne et annoncé un investissement de 6 milliards d’euros dont 1,2 milliards d’euros de fonds publics. L’objectif : la création d’un consortium autour de la production de batteries électriques afin de s’affranchir de la dépendance technologique envers les pays asiatiques dans ce secteur clé.

Afin d’enrayer le délitement de sa base économique, l’UE doit impérativement multiplier les initiatives de ce type dans les secteurs stratégiques traditionnels (santé, énergie, agro-alimentaire, etc.), mais également renforcer sa présence dans les technologies numériques et plus particulièrement l’intelligence artificielle. En 2018, la Commission européenne a annoncé un plan d’investissement public-privé de 20 milliards d’euros annuels jusqu’en 2020 afin de combler le retard du vieux continent en la matière. Ce réveil tardif permettra probablement de se mettre au niveau des mastodontes américains et chinois, qui ont concentré près de 80 % des investissements mondiaux l’an dernier.

L’industrie du futur, buzzword ou réelle solution pour transformer l’appareil industriel français ?

L’émergence des nouvelles technologies et la métamorphose des besoins des
consommateurs amènent les entreprises à repenser leur chaîne de valeur, notamment
celles du secteur industriel. L’heure est donc à l’expérience client et la personnalisation
des produits et services, et non à la production de masse en push. Pour suivre cette
cadence intense et garder un avantage compétitif, les entreprises doivent investir et
intégrer des nouvelles technologies dans leur business model et mode de
fonctionnement.

Le rapprochement en ce début d’année des principales organisations représentatives de
l’Industrie française, Groupe des Fédérations Industrielles et le Cercle de l’Industrie,
renforce l’impulsion donnée par les initiatives gouvernementales de fin 2017 (Création
de la French Fab, Réorganisation du Conseil National de l’Industrie) pour mener à bien
son projet « Industrie du Futur ». Beaucoup de pays, comme l’Allemagne précurseur
avec l’industrie 4.0 [1], ont lancé une telle initiative depuis quelques années. Quels en
sont les premiers résultats ? Est-ce le modèle approprié pour l’industrie française afin
de rattraper son retard et se transformer efficacement ?