Les supply chains ont montré leurs limites.

Supply Chain Magazine – Avril & Mai :

En privant temporairement la Chine, l’Europe et les Etats-Unis d’une grande partie de leurs activités économiques et industrielles, le COVID-19 aura mis en évidence les faiblesses et limites des Supply Chains actuelles.

En effet, les tendances générales du monde des affaires ainsi que les pratiques logistiques les plus avancées (la délocalisation, l’externalisation, la réduction du nombre de fournisseurs, la réduction du cycle de vie des produits, le Lean management, le Juste-A-Temps…) ont créé de longues chaînes d’entreprises interconnectées plus efficientes mais également plus vulnérables aux accidents et à leurs effets en cascade.

Des Supply Chains insuffisamment résilientes

Les perturbations des flux physiques qui peuvent survenir dans la Supply Chain sont imprévisibles et rares mais souvent désastreuses. En raison de la mondialisation, l’origine d’une perturbation peut se situer de l’autre côté du globe et impacter ainsi l’ensemble d’une activité.

La nécessité d’un « après » mondialisé.

Les Echos – le 14 mai 2020 :

En 1996 l’économiste américain prix Nobel d’économie Paul Krugman publiait un ouvrage intitulé «La mondialisation n’est pas coupable : vertus et limites du libre-échange». Déjà, à cette époque, l’économiste affirmait que le libre-échange n’était pas responsable de tous les maux des économies occidentales, à savoir le chômage de masse et la désindustrialisation.

Vingt-quatre ans plus tard, l’émergence de la crise sanitaire actuelle fait de la mondialisation le bouc émissaire idéal. Pour l’historien Franck Snowden, la Covid-19 est «la grande maladie de la mondialisation. Un virus peut être à Jakarta le matin et le soir avec vous à Paris».

Le ralentissement des échanges mondiaux aura des impacts pour tous les pays. Nous voyons déjà apparaître des risques de pénurie alimentaires pour les pays en voie de développement. De même la chute des échanges commerciaux entraînera le déclassement social de millions de travailleurs issus de la classe moyenne dans le monde. Et contrairement aux idées reçues, la Chine, symbole de la mondialisation, subira au même titre que les puissances occidentales, les répercussions de la crise due au nouveau coronavirus.

Financement des pays d’Afrique en développement : une aubaine pour les pays riches ?

Le Courrier Financier – 4 février 2019 :

Ces dernières années ont vu les conditions d’octroi de crédits se resserrer pour les emprunteurs potentiels. Les pays africains échappent cependant à cette règle, et se voient offrir depuis presque 20 ans d’importants crédits par les grandes puissances. La solvabilité de la plupart d’entre eux reste cependant incertaine.

En 2018, la France réaffirme sa position de partenaire privilégié historique de l’Afrique. Lors de plusieurs visites, Emmanuel Macron a souligné que la « politique africaine » restera une priorité en matière de géopolitique. Sur la scène internationale, la Chine est devenue le premier créancier de l’Afrique. De leur côté, les Etats-Unis ont créé en octobre 2018 une agence de financement du développement pour l’Afrique. Dans l’Amérique protectionniste de Trump, cette générosité surprend. Quels sont les enjeux qui se cachent derrière cet enthousiasme des grandes puissances à financer des pays à la limite de la solvabilité ?

Les pays riches veulent préserver leur zone d’influence