Y a-t-il trop de néo-banques ?

L’Echo – le 21 novembre 2019 :

En Belgique, si vous avez un smartphone et que voulez ouvrir un compte en banque et obtenir une carte de débit internationale mais que vous souhaitez éviter la vingtaine d’enseignes traditionnelles déjà actives dans notre pays, vous avez le choix

Entre N26, Revolut, Bunq et Monese, l’offre de néo-banques est bien réelle. A ces 4 acteurs 100% mobiles, vous pouvez encore ajouter la banque digitale Keytrade et la Beta-Banque Hello, émanation digitalisée de la vénérable BNP Paribas Fortis.Nos voisins d’outre Quiévrain sont encore mieux servis avec pas moins de 18 néo-banques déjà actives dans l’hexagone auxquelles une demi-douzaine de concurrentes devrait s’ajouter dans les mois à venir.

Au niveau européen, si on additionne les 3 familles de néo-banques (banques 100% mobiles, banques exclusivement en ligne et les spin-off digitales des banques traditionnelles), ce ne sont pas moins de 40 challengers qui se disputent le privilège de faire de la banque  » autrement « .

Cryptomonnaies et néo-banques, ou une possible symbiose pour la gestion des risques

Mindfintech – 27 septembre 2019 :

Lionel Lafontaine, consultant senior au sein du groupe Square, estime que les néo-banques pourraient jouer un rôle moteur dans la lutte contre le blanchiment et le développement de l’accès au marché des cryptomonnaies.

On assiste, aujourd’hui, à un mouvement de symbiose fort entre les cryptomonnaies et les néo-banques, qui laisse plutôt perplexe. En début d’année, l’ovni crypto-bancaire Hush, une cryptomonnaie dédiée au financement et au service d’une banque en ligne, disparaissait mystérieusement après avoir lancé son ICO (levée de fonds), ne laissant aux investisseurs que des espoirs déçus, des poches percées et un site web présentant le message suivant : « Hush is coming back soon ».

Toutefois l’association de ces univers (néo-banques et cryptomonnaies) n’est pas forcement si complexe, ni si décevante. Si les banques n’investissent pas dans les cryptos-actifs pour compte propre, elles agissent en tant qu’intermédiaire pour leurs clients et leur ouvrent des portefeuilles de crypto-monnaies. Ce service d’intermédiation est plutôt simple et offert par quelques acteurs. Certaines banques traditionnelles à l’étranger s’y sont mises (Maerki Baumann et la banque Falcon en Suisse) et les néo-banques se positionnent sur le créneau, Revolut en tête.