L’optimisme au service de nos organisations.

Focus RH – le 30 mars 2020 :

Malgré le contexte anxiogène, il subsiste dans nos organisations d’insatiables optimistes qui voient en cette période de l’année une ode à la gastronomie savoyarde ou encore une opportunité de cacher une summer diet ratée sous de multiples couches de vêtements…

Tantôt susceptible d’irriter vos nerfs, tantôt rafraîchissants, ces accros à la bonne humeur sont une arme de guerre dont l’énergie débordante est à exploiter sans modération pour mener à bien vos projets.

Leibniz (début du XVIIIe) est le père de la pensée optimiste : il prétend que « tout ce qui existe est bien ». Il faudra attendre Voltaire, près d’un demi-siècle plus tard, pour nuancer cet optimisme absolu et accepter qu’il puisse exister un mal mais qu’il « est transitoire et qu’il n’existe que pour un bien futur ». Une définition plus contemporaine envisage l’optimisme comme une confiance en l’avenir et la conviction qu’en cas de difficulté nous saurons réagir.

L’optimisme au travail, naïf ou innovant?

Focus RH – le 15 janvier 2020 :

Chaque jour, les sondages, les unes de journaux ou les conversations au café le rappellent : la France n’est pas une terre d’optimisme. La sphère professionnelle n’échappe pas à cette attitude, bien au contraire. Normal ? Demandons-nous donc si cette posture est bien la plus rationnelle pour l’entreprise ou si au contraire l’optimisme n’est pas un mode de pensée parfaitement en phase avec les objectifs de notre époque.

L’optimisme, un regard mal interprété

Avant tout, il est important de rappeler ce qu’est l’optimisme. Le Larousse le définit comme « la confiance dans l’issue favorable d’une situation ».

A lire ces mots, nous pouvons légitimement nous demander pourquoi les optimistes sont si mal perçus en France. D’évidence il y a un vrai malentendu.

Souvent considéré comme un individu naïf et insouciant, l’optimisme est vu comme quelqu’un de déconnecté du monde ; un grand enfant, un peu rêveur, qui n’a pas la mesure des choses. Winston Churchill disait pourtant « Le pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité. L’optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté ».

Optimisme et réalisme ne doivent donc pas être dissociés. Nous parlons bien d’une conscience du réel et d’une projection positive dans le futur. Mais Churchill était anglais. S’il a certes démontré que l’optimisme pouvait porter son peuple jusqu’à la victoire, il n’a pas réussi à vaincre les préjugés français, même au sein de nos entreprises d’habitude si ouvertes à la pensée anglo-saxonne.