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Face à la contrefaçon des médicaments, de nouvelles solutions dans lesquelles il est urgent d’investir

L’Usine Nouvelle – 22 juillet 2018 :

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la contrefaçon des médicaments est devenue un business beaucoup plus lucratif et moins régulé que le trafic de drogue, alerte Anais Querrien, consultante du groupe Tallis. Mais les nouvelles technologies pour lutter contre sont là.

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) le trafic mondial de médicaments est aujourd’hui 20 fois plus rentable que la vente d’héroïne : pour 100 euros investis, cette dernière en rapporte 2 000 euros ; les médicaments contrefaits jusqu’à 50 000 euros. On estime aujourd’hui qu’1 médicament vendu sur 10 est contrefait ; ce chiffre peut atteindre 7 sur 10 dans certains pays, notamment en Afrique.

Ce business très juteux prend de l’essor depuis plusieurs années et la lutte anti-contrefaçon est devenue une priorité majeure pour les états, les autorités de santé et les laboratoires pharmaceutiques.

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La très chère morale du conte de Noël d’Actelion

Les Echos – 26 décembre 2016 :

Les noces d’Actelion se précisent, mais l’heureux élu n’est toujours pas connu. Le groupe suisse vient d’annoncer le 21 décembre au soir être entré en discussions exclusives avec l’Américain Johnson & Johnson, alors que ces derniers jours Sanofi semblait sur le point de conclure. Si rien n’est encore joué, le secteur de la pharmacie continue d’annoncer des acquisitions pour des montants toujours aussi impressionnants.

La probable acquisition d’Actelion devrait se réaliser pour environ 30 milliards de dollars (28,7 milliards d’euros). Pour mémoire, le CA d’Actelion a été d’environ 1.8 milliard en 2015. Face à de tels montants financiers, la question du sens stratégique mérite d’être posée pour saisir la rationalité de telles opérations : la somme des actifs actuels de Johnson & Johnson (ou de Sanofi) et de ceux de sa cible permettra-t-elle d’accélérer les processus d’innovation, de créer des synergies d’intelligence, bref d’augmenter la capacité du groupe à produire de nouveaux médicaments, grâce à une R&D intégrée, maitrisée, fertilisant tous les métiers de l’organisation ? Ou cette opération n’est-elle qu’une opération financière destinée à optimiser le portefeuille de brevets, participant ainsi à la concentration du secteur et asséchant le réservoir de R&D, sacrifiée sur l’autel de la rentabilité d’actifs très chèrement acquis ?

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Bayer, le pari du « Big Pharming »

Les Echos – 29 septembre 2016 :

La Bourse le voyait pencher du côté des Big Pharmas. Avec l’acquisition de Monsanto, l’allemand Bayer donne un coup de volant inattendu vers le « Big Farming ».

Qui traverse la vallée de la Wupper en se rapprochant du Rhin ne peut pas la manquer. La croix Bayer, comme suspendue dans les cieux, domine, de jour comme de nuit, ce berceau d’une partie de la sidérurgie et de la chimie européennes. Bien plus qu’un logo, une boussole. Lorsque l’une des plus anciennes cathédrales de la « Deutschland AG » célèbre ses cent cinquante ans d’existence, en 2013, « Mutti », la chancelière Angela Merkel, vient sacrifier au culte. Quand on a miraculeusement survécu à deux guerres mondiales, la « petite » histoire vécue à Leverkusen se confond avec la grande. Et quand un tel emblème du patrimoine national se met en tête de lier son destin à celui de l’une des entreprises les plus détestées de la planète dans les sondages, le désarroi succède à la sérénité.