Banques, RegTech et cabinets de conseil, un trio gagnant ?

Finyear – le 03 juin 2020 :

Marilyne Monin et Hadrien Noël du groupe Square s’interrogent sur les vertus que présenteraient une alliance entre RegTech et cabinets de conseil pour les institutions bancaires et financières.

Depuis les dernières crises systémiques, les régulateurs ont décidé d’appliquer des normes de contrôle et de suivi beaucoup plus contraignantes au sein du secteur bancaire. L’entrée en vigueur des normes bâloises, MIFID II et RGPD sont des exemples significatifs de la complexité de ces évolutions réglementaires. En parallèle, les institutions bancaires doivent améliorer leurs règles de conformité afin de répondre à la législation. Toutefois, dans cet environnement aux multiples changements et aux enjeux cruciaux, quelles solutions conviendraient aux acteurs bancaires ayant des tailles gigantesques et des organisations tentaculaires ? Entre cabinets de conseil, équipes internes et RegTech (Regulatory Technologies), comment optimiser la mise en œuvre et l’application des multiples chantiers réglementaires ?

Fonctionnement d’une RegTech

Dans la jungle des fintech, l’émergence des regtech

Journal du Net – le 17 octobre 2019 :

Au sein de l’écosystème des startups, les sociétés spécialisées en services financiers n’ont rien à envier aux autres secteurs. Spécialisée sur un produit ou sur une offre, de nombreuses entreprises contribuent à réinventer la banque, ses produits et ses services et s’inscrivent durablement dans l’écosystème financiers par une collaboration de plus en plus étroites avec les grandes instituions

C’est le cas des regtechs, contraction de « regulation » et « technology », qui regroupent l’ensemble des acteurs proposant des solutions innovantes pour permettre aux institutions financières de gérer les contraintes règlementaires à moindre coût afin de gagner en agilité.

A l’origine était un besoin

Le développement des regtechs est né de la difficulté, pour les acteurs historiques du secteur financier, à s’adapter et gérer de front deux évolutions concomitantes. D’une part l’inflation réglementaire, issue de la crise de 2008, qui a imposé de se conformer rapidement aux nouvelles normes, impliquant des mises à jour régulières des processus mis en place. D’autre part l’émergence de nouveaux modes de consommation des usagers nécessitant des services rapides, efficaces et numérisés.

Face à ce défi juridique et sociétal, les regtechs vont développer des offres capables de s’adapter rapidement aux évolutions en apportant un regard extérieur et novateur aux acteurs historiques du marché souvent contraints par des systèmes et processus non adaptés. D’une part, les regtechs offrent la possibilité de répondre aux besoins primaires d’une banque à savoir la conformité, en termes de connaissance client ou de lutte contre le blanchiment par l’utilisation extensive du big data. La plus-value de ces services, pour les banques, peut être de trois niveaux :

  • Réduction des coûts de mise en conformité via la mutualisation et la standardisation des pratiques,
  • Amélioration de l’efficacité opérationnelle par le biais de leur automatisation,
  • Optimisation et sécurisation des processus.