Coronavirus : la télémédecine, un outil précieux pour les patients et les soignants.

Hospitalia – le 30 avril 2020 :

Depuis sa mise en place suite au décret du 19 octobre 2009, la télémédecine restait jusqu’ici une pratique marginale au sein du corps médical. Face à la conjoncture sanitaire actuelle, l’usage de la téléconsultation a connu une forte croissance car le personnel soignant a dû s’adapter afin de continuer à proposer une offre de soins en cette période de pandémie due au virus Covid-19.

À l’origine imaginée pour répondre à la déficience d’offre de soins ou apporter une solution aux personnes ayant des difficultés à se déplacer, la télémédecine constitue aujourd’hui une réponse au défi auquel est confronté le secteur médical. Elle représente une autre manière de soigner avec les mêmes exigences de qualité et de sécurité, et elle englobe cinq actes que sont la téléconsultation, la téléexpertise, la télésurveillance, la téléassistance et la régulation médicale. Le personnel médical doit juger de la pertinence d’une téléconsultation, le médecin peut ainsi estimer qu’elle n’est pas adaptée à la situation clinique du patient. À l’heure actuelle, elle constitue une alternative efficace afin de limiter les contacts physiques et de lutter contre la propagation du virus.

La France à l’heure du traçage numérique : enjeux et dérives.

ITRnews – le 29 avril 2020 :

Alors que l’Union Européenne fait face à la “plus grande mise à l’épreuve” de son histoire selon Angela Merkel, la France cherche des solutions pour sortir de cette crise sanitaire sans précédent. En l’absence de vaccin ou d’un traitement ayant prouvé son efficacité, l’un des projets du gouvernement pour mettre un terme au confinement serait d’utiliser la géolocalisation des personnes contaminées par le Covid-19. Ce pistage numérique massif de la population a en effet été éprouvé dans plusieurs pays tels que la Corée du Sud, Singapour ou encore en Israël. Cette pratique soulève cependant des interrogations en matière de respect de la vie privée et d’utilisation ultérieure des données collectées… Une mise au clair de Michaël Naccache et Axelle Ettner – Groupe Square.

D’un point de vue strictement pratique, le fait de pouvoir géolocaliser et identifier les personnes infectées par le Covid-19 présente un double avantage : il permet à la fois de circonscrire les foyers infectieux tout en s’assurant du strict respect des mesures de confinement. À ce titre, huit opérateurs téléphoniques européens ont d’ores et déjà accepté de communiquer les données de géolocalisation de leurs clients mobiles à la Commission Européenne. Parmi eux, Orange, premier opérateur télécom français, en collaboration avec l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), assurait qu’il ne fournirait que des données agrégées et donc anonymisées par le biais des antennes relais.

RGPD, vie privée et données personnelles, à l’épreuve de la crise sanitaire.

Economie Matin – le 22 avril 2020 :

Lundi 16 mars 2020, pour la première fois en France, tous les téléphones portables ont reçu un SMS du Gouvernement relayant les mesures exceptionnelles prises pour lutter contre la propagation du Covid-19.
80 millions de messages ont ainsi été envoyés, alors même que le numéro de téléphone d’un individu constitue une donnée personnelle au regard du Règlement Général pour la Protection des Données (RGPD).

Respect ou contournement du RGPD ?

Si le RGPD met en place des mesures contraignantes vis-à-vis de la protection des données personnelles, il prévoit néanmoins des cas dans lesquels leur traitement est autorisé, malgré l’absence de consentement de l’individu. Ainsi, l’article 6 prévoit que « Le traitement n’est licite que si, et dans la mesure où, au moins une des conditions suivantes est remplie : (…) le traitement est nécessaire à la sauvegarde des intérêts vitaux de la personne concernée ou d’une autre personne physique ou le traitement est nécessaire à l’exécution d’une mission d’intérêt public ou relevant de l’exercice de l’autorité publique dont est investi le responsable du traitement ».

Blockchain et RGPD, peut-on parler de conformité ?

Silicon.fr – le 10 mars 2020 :

Longtemps réservée aux transactions de cryptomonnaies, la blockchain se démocratise et entend bien révolutionner bon nombre de secteurs : logistique, industrie agroalimentaire, santé, l’utilisation semble illimitée.

Cette technologie de stockage et de transmission promet transparence et sécurité au travers d’un protocole constitué de blocks où des hébergeurs de données, appelés des mineurs, participent à authentifier la véracité d’informations cryptées en résolvant des calculs algorithmiques afin de valider chaque block de la chaîne.

En somme, lors d’une transaction entre deux personnes, chaque étape de la transaction est validée et hébergée par les mineurs, puis consignée dans un registre afin de débloquer la transaction finale. Ce système complexe vise ainsi à garantir la sécurité et la non-falsification de données.

Mais, lorsqu’on parle de sécurité de données, et surtout de données à caractère personnelles, peut-on parler de sécurité au regard du RGPD ? Y’a-t’il conformité ?

Un an de RGPD : l’heure du premier bilan

Les Echos – le 21 mai 2019 :

Le 25 mai dernier, le règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD) entrait en vigueur après quatre ans de négociations législatives. Son objectif : harmoniser la protection de la vie privée des citoyens européens.

L’autre ambition, plus politique mais non moins cruciale : faire du Vieux Continent l’innovateur en matière juridique à l’heure où la technologie ne cesse de rendre le droit obsolète. Sans prétendre ici à un bilan exhaustif, autorisons-nous un regard distancié sur cette année passée et quelques perspectives pour l’avenir.

Un système de notation ? Pas sans règlementation

De la scolarité à l’âge adulte, la notation est partie prenante de notre schéma de pensée. La multiplication des usages des données personnelles doit interpeller sur les limites de ce fonctionnement.

Être l’objet d’une notation ne nous est pas inconnu : de l’enfance jusqu’à l’obtention de multiples diplômes, nous avons eu l’occasion à de nombreuses reprises de poser cette fameuse question : « T’as eu combien ? ». Cela nous permet d’évaluer notre niveau à l’école en fonction de la réponse de chacune des personnes interrogées. Ce principe d’évaluation s’étend au-delà du cadre scolaire, puisqu’il s’applique également au sein d’institutions financières lors de processus d’octroi de crédits.

A la vue des prouesses technologiques dont nous sommes spectateurs, l’apparition d’applications mobiles diverses et variées collectant nos données personnelles dès leurs installations sur nos smartphones, tablettes, etc. confère un tout autre sens au système de notation tel que nous le connaissons actuellement.
Dans quelles mesures un cadre règlementaire doit-il être renforcé afin de nous préserver des effets pervers découlant de ces innovations ?