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BCBS 239, contraignant mais pas que…

Ces sept dernières années, les exigences des régulateurs ne font que s’accroitre (renforcement des exigences au niveau du capital et de la liquidité, évolution des normes comptables IFRS, exercices de stress test…) et les banques françaises n’ont pas d’autres choix que de s’adapter.

Les reportings, internes et à destination des régulateurs, sont également au cœur de nouveaux changements, leur nombre augmente ainsi que la granularité des informations demandées.

En 2014, la Banque centrale européenne a soumis les banques européennes à un exercice réglementaire de revue de la qualité des actifs (communément appelé AQR) pour dresser un bilan de santé.
Cet exercice a mis en exergue certaines faiblesses, notamment la capacité de fournir des données plus granulaires ou la robustesse de l’architecture informatique…

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La gestion des risques au cœur de la transformation bancaire

Depuis quelques années, on observe un étrange phénomène dans l’univers bancaire, une dualité entre une règlementation structurante (IFRS, normes liquidités, EMIR, ….) qui vise à orienter le business model bancaire et un marché des moyens de paiement digitaux en pleine expansion, qui commence à lorgner sur le monde de la finance.

Au cœur de ce combat de David contre Goliath, la gestion des risques, devant composer avec une approche cartésienne de la régulation et innovante de la part de nouveaux acteurs comme les Fintech ou les GAFA qui révolutionnent le secteur par une approche « client-driven ».

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Devoir de vigilance : excès de régulation en vue

Les Echos – 24 février 2016 :

La proposition de loi sur le devoir de vigilance des entreprises donneuses d’ordre projette de créer une obligation juridique de vigilance. Il serait alors question de responsabilité civile, de faute et de procès. Cela change radicalement la prévention du risque et la gestion des crises.

Une mauvaise gestion des risques peut coûter cher si l’on se trouve sous la juridiction des États-Unis. Les procureurs américains n’ont épargné ni British Petroleum ni BNP Paribas : ces entreprises ont été sensibilisées à la gestion de leurs risques à coup d’amendes records. En 2013, l’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh a fait plus de mille victimes et endommagé la réputation de grandes marques de la confection. Ni procès ni amendes n’ont suivi. La différence de traitement est frappante. C’est ce problème que le législateur français s’efforce de résoudre.

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Gestion de la liquidité : et si la prochaine crise bancaire était règlementaire ?

Après les turbulences observées au cours de la crise des subprimes en 2007 et la crise souveraine de 2011, le monde bancaire traverse aujourd’hui un nouveau type de crise : une réglementation stricte, un environnement économique et social sous tension, un business model en péril…

Les banques tentent, tant bien que mal, de suivre la cadence imposée tout en essayant de transformer leur activité : un pari difficile, exigeant, et le plus souvent sans récompense à l’arrivée car signifiant une perte de rentabilité.

Et si l’on en croit l’ACPR et le comité de Bâle, la mise en place des normes réglementaires risque encore de s’accélérer dans les prochaines années. Et si nous étions tout simplement au bord d’une crise « réglementaire » ?

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Nivellement par le bas ou par le haut : les risques des réglementations

Les Echos – 23 novembre 2015 :

A l’heure du très attendu choc de simplification du cadre professionnel et législatif français, les projets de lois s’accumulent, se suivent… et ne se remplacent pas assez souvent.

La simplification, un vœu pieu en opposition frontale avec le sacro-saint principe de précaution qui soulève le débat quasi-philosophique du besoin de définir les limites de la légalité et de la liberté économique.

La simplification, oui mais pas pour tout le monde.

Dire que les entités financières ont vu leur cadre réglementaire évoluer et se renforcer est un doux euphémisme qui ravive en permanence la question de la place de l’Etat dans l’économie et plus particulièrement dans le financement de l’économie et la sécurisation des acteurs financiers. Dans ce jeu politique qui oppose un lobby bancaire à un superviseur, symbole de la bureaucratie européenne, et à des politiques totalement étrangers à la gestion opérationnelle d’une entreprise privée, symbole de la vraie fracture sociale, légiférer est un jeu dangereux qui pénalise tout le monde, rassure certains, et parfois coûte cher.

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Non, le numérique ne remet pas fondamentalement en cause le métier de banquier

Xerfi Canal TV a reçu Adrien Aubert, Senior manager chez Vertuo Conseil, pour parler de la transformation numérique dans la banque. Selon Adrien Aubert, les banques font face à de nouveaux défis, mais ce n’est finalement qu’une évolution de plus parmi les nombreuses que le métier a déjà connu. Plus exactement, les banques sont en passe de reprendre le lead sur le changement qui s’opère actuellement.

Une interview menée par Thibault Lieurade.

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Pourquoi, en 2015, la gestion des données Risque est encore un sujet ?

L’exercice combiné d’évaluation des actifs et de tests de résistance mené l’année dernière par la BCE, le fameux AQR, avait ceci de nouveau – au-delà du fait qu’il s’agissait d’un exercice d’une ampleur jamais connue – qu’il imposait une phase d’assurance qualité. En quoi a consisté cette phase ? A vérifier la qualité des données utilisées et des résultats produits, notamment via des contrôles de cohérence entre les résultats des différents sous-chantiers de l’exercice. Les exigences de cette phase, décrites et spécifiées par la BCE, ont entrainé une charge non négligeable estimée (Source : intervention EY du Club Banque du 20 janvier 2015) à 20% du coût total contre environ 2% dans les exercices habituels de reporting.

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Crise russe, crise ukrainienne : des sanctions inattendues pour les banques françaises ?

Les Echos – 22 avril 2015 :

Plus de 5 000 morts à déplorer, une économie à l’arrêt, un défaut de paiement imminent : la crise ukrainienne est à son apogée et le noyau européen tente de faire bloc en affichant un discours de soutien envers son allié ukrainien et de fermeté envers la Fédération de Russie.

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Refontes réglementaires : de la revue des indicateurs Risque vers une transparence maitrisée, les établissements bancaires à la croisée des chemins

Les crises et les faillites qu’a pu connaître le système bancaire ces dernières années ont rappelé aux autorités de tutelle la nécessité de transparence induite par le caractère systémique de l’activité bancaire et entrainé une revue significative des normes bancaires afin de renforcer les exigences de bonnes pratiques et limiter les dérives spéculatives et non maîtrisées sur certaines activités. Ainsi, dans le cadre de ses évolutions réglementaires, Bâle 3 et la suite, le comité de Bâle travaille sur 2 axes principaux : la méthode avec une révision des outils de mesure des risques et la capacité des établissements à restituer l’information avec une exigence en termes de réactivité et de granularité.

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Vers un modèle intégré de gouvernance des risques

Les fluctuations rapides et profondes de l’environnement géopolitique et financier rendent incontournable la recherche d’une gestion intégrée la plus performante possible des différents risques bancaires. Étroitement lié au professionnalisme des équipes et à la qualité de conception et de mise en œuvre opérationnelle d’un système intégré de gestion des risques (SIGR), cet objectif est primordial. Ce qui suppose que cet outil soit correctement positionné au sein de l’organisme concerné.

Revue de détail des principaux points à prendre en considération afin de réussir ce type de déploiement.

Afin d’obtenir une caractérisation des risques, il faut, bien évidemment, d’abord procéder à une réflexion approfondie sur la situation actuelle et, dans la mesure du possible, se projeter dans une vision stratégique associée à court et moyen terme. Une telle revue intégrée des risques est, de ce point de vue, un préalable incontournable. L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et les grandes banques françaises travaillent ainsi à la revue des actifs « AQR » (asset quality review), première étape des tests de résistance européens.