Réglementer les cryptomonnaies : un casse-tête immense

Les échos.fr – le 15 juillet 2019 :

À l’heure actuelle, la préconisation de l’EBA est d’empêcher les banques d’investir sur les crypto-actifs, et même de les empêcher d’avoir des connexions directes ou indirectes avec les acteurs qui gèrent les cryptomonnaies.

Ce point de risque systémique encadré…, ces actifs en circulation attirent l’attention du régulateur qui se penche, sur demande des pouvoirs publics, sur un cadre réglementaire à déployer au sein de l’UE, autour de ces activités.

Le 9 janvier dernier, l’ESMA, après avoir soulevé les risques majeurs liés aux fraudes, cyberattaques, blanchiment d’argent et manipulation de cours, a soulevé 2 options pour accompagner les cryptomonnaies. Réglementer au cas par cas quelques crypto-actifs, avec le risque d’accréditer la viabilité et l’engouement autour de ces produits. Ou ne rien faire et considérer que ces activités ne relèvent pas de leur mandat.

BCBS 239, contraignant mais pas que…

Ces sept dernières années, les exigences des régulateurs ne font que s’accroitre (renforcement des exigences au niveau du capital et de la liquidité, évolution des normes comptables IFRS, exercices de stress test…) et les banques françaises n’ont pas d’autres choix que de s’adapter.

Les reportings, internes et à destination des régulateurs, sont également au cœur de nouveaux changements, leur nombre augmente ainsi que la granularité des informations demandées.

En 2014, la Banque centrale européenne a soumis les banques européennes à un exercice réglementaire de revue de la qualité des actifs (communément appelé AQR) pour dresser un bilan de santé.
Cet exercice a mis en exergue certaines faiblesses, notamment la capacité de fournir des données plus granulaires ou la robustesse de l’architecture informatique…

La gestion des risques au cœur de la transformation bancaire

Depuis quelques années, on observe un étrange phénomène dans l’univers bancaire, une dualité entre une règlementation structurante (IFRS, normes liquidités, EMIR, ….) qui vise à orienter le business model bancaire et un marché des moyens de paiement digitaux en pleine expansion, qui commence à lorgner sur le monde de la finance.

Au cœur de ce combat de David contre Goliath, la gestion des risques, devant composer avec une approche cartésienne de la régulation et innovante de la part de nouveaux acteurs comme les Fintech ou les GAFA qui révolutionnent le secteur par une approche « client-driven ».