La RSE, nouvel eldorado de la profitabilité des entreprises ?

Entreprendre.fr – le 14 septembre 2020 :

Du XIXème siècle aux années 2000, en passant par les mouvements sociaux des années 60, le rôle de l’entreprise a évolué, intégrant progressivement des objectifs autres que la profitabilité, et devenant un véritable réceptacle des doléances socio-environnementales. Cependant, autrefois perçus comme une contrainte, la prise en compte des enjeux sociétaux et environnementaux dans la conduite de l’activité – ou RSE – se révèle être une terre d’opportunités par laquelle transite de plus en plus d’entreprises.

La progressive intégration des enjeux sociaux-environnementaux dans la stratégie des entreprises

De la construction des cités ouvrières du XIXe siècle à l’amélioration de l’environnement de travail des ouvriers du XXème siècle, l’aspiration sociale, voire paternaliste de l’entreprise est un concept pluricentenaire. Cette aspiration – volontariste – s’est, au fil des décennies, muée en complément – nécessaire – à l’incapacité des gouvernants à pourvoir aux doléances sociales des gouvernés.

N’est-il pas urgent de fabriquer à proximité des consommateurs ?

La croix – le 19 mars 2020 :

Le rapatriement de la production en France est un sujet qui revient régulièrement dans l’actualité. La pandémie actuelle a entraîné l’arrêt des approvisionnements en provenance de l’usine du monde, la Chine, et a mis les entreprises françaises face aux inconvénients et conséquences d’une production délocalisée. Sans aucun doute, nous pouvons affirmer que cette crise sera l’élément déclencheur de la remise en cause des choix stratégiques de fabrication des nouveaux produits dans les pays à bas coût de main d’œuvre, décidés pendant ces dernières décennies.

Quatre crises se succèdent.

La première crise est politique. En Syrie, en 2019, les occidentaux (les Américains en premier) ont pour la première fois depuis plusieurs générations « laissé tomber » un allié. Les Kurdes qui, au sol, ont triomphé avec de lourdes pertes de « l’État islamique », n’ont plus été soutenus. Le contrat de confiance est définitivement rompu. Personne ne peut plus avoir confiance dans la garantie occidentale de la défense des routes internationales. Personne ne peut garantir les flux internationaux de marchandises.

Réseau social d’entreprise : éviter l’intranet de trop

Jive, Yammer et le dernier né de Facebook, Workplace ou « Facebook at work » lancé le 10 octobre 2016, sont autant de plateformes proposant aux entreprises des réseaux sociaux d’entreprise. Créés dans les années 2010, ces réseaux, surfant sur la vague de l’agilité dans les projets, ont permis de développer une nouvelle stratégie de communication interne plus collaborative.

Bien qu’ils soient implantés dans 80 % des entreprises du CAC 40, 90% des réseaux rencontrent des succès mitigés voire des échecs selon une étude de Gartner en 2013. Pourtant les entreprises continuent à les plébisciter, à l’instar de la Caisse d’Epargne Rhône Alpes qui a lancé le sien en janvier 2017.

Alors comment faire de votre projet de réseau social d’entreprise un véritable succès et non un fiasco financier ?

Réseaux sociaux d’entreprise et conduite du changement

LE RÉSEAU SOCIAL D’ENTREPRISE : L’OUTIL COLLABORATIF PAR EXCELLENCE DOIT ENCORE CONVAINCRE

Le travail en équipe et la collaboration apparaissent clairement de nos jours comme un facteur clé de succès dans des entreprises qui prônent désormais le « décloisonnement », le « désilotage » et la « transversalité ».
Les Réseaux Sociaux d’Entreprises (RSE) se présentent comme les nouveaux outils de cette collaboration en entreprise et tendent à se démocratiser depuis quelques années, que ce soit grâce à l’arrivée progressive sur le marché de la génération Y ou l’essor des réseaux sociaux dans la vie privée. Les trois quarts des entreprises du CAC 40 ont un RSE et 47 % des grandes entreprises en auraient déjà ou projetteraient d’en avoir un.
Toutefois, la France semble être en retard, puisque seulement 5% des salariés français auraient accès à un RSE dans leur entreprise. Et 11% utiliseraient des outils sociaux de collaboration (contre 18% en moyenne en Europe), avec l’intranet en fer de lance, loin d’un RSE abouti avec des fonctionnalités plus développées. Nous sommes donc encore loin de la généralisation massive de cet outil dans les entreprises et de l’adoption unanime par les salariés de ce nouvel outil qui, en même temps, peut faire peur pour plusieurs raisons.
Les principales craintes liées aux RSE sont du domaine de la sécurité, de la perte de contrôle et de temps des salariés. Effectivement, la mise en place d’un tel outil, pourtant en plein essor et porteur de nombreuses promesses, n’est pas sans risque.

RSE : un potentiel de développement significatif pour communiquer vers l’extérieur

Les cadres ont une perception nuancée de l’intérêt de leur entreprise à utiliser les medias sociaux pour communiquer vers l’extérieur. Une réticence à relativiser étant donné l’effet générationnel et l’apparition récente de ces outils au potentiel de développement encore très significatif.

Par Yves-Marie Cann, directeur du département Opinion et stratégies d’entreprise de l’IFOP

RSE : des attitudes conformes à la diversité des situations dans l’entreprise

A l’image de la plupart des grands groupes français, les réseaux sociaux d’entreprise occupent une place centrale dans la stratégie 2.0 de GDF Suez. Une stratégie qui passe par une méthodologie rigoureuse, à la hauteur de son impact sur les modes de collaboration au sein des diverses communautés de l’entreprise.

Par Cédric Thorel, Responsable du centre d’expertise e-communication GDF Suez

RSE : une offre mature, à condition de bien piloter son déploiement dans l’entreprise

Les réseaux sociaux connaissent un essor considérable, y compris à l’intérieur des entreprises. Mais leur impact sur les modes de collaboration, la mobilisation des compétences et le management, nécessite la mise en place de règles spécifiques au sein de chaque organisation.

Par Jean-Marc Zuliani, Viatys conseil