Urgence sur l’exploitation de la donnée de santé : entre utilitarisme et éthique

Les Echos – le 23 juillet 2020 :

La lutte contre le Covid-19 exige de prendre des mesures exceptionnelles. En Chine et en Corée du Sud, les ressources technologiques et les informations personnelles issues du Big Data sont mobilisées et utilisées. Elles servent à connaître les déplacements des individus malades pour aider les autorités et les populations à les identifier. En France, si le respect des données personnelles est garanti par un véritable arsenal juridique, la question d’exploiter les données de santé comme une arme, en ces temps de grave crise sanitaire, se pose.

La gestion des données de santé en France

Coronavirus : la télémédecine, un outil précieux pour les patients et les soignants.

Hospitalia – le 30 avril 2020 :

Depuis sa mise en place suite au décret du 19 octobre 2009, la télémédecine restait jusqu’ici une pratique marginale au sein du corps médical. Face à la conjoncture sanitaire actuelle, l’usage de la téléconsultation a connu une forte croissance car le personnel soignant a dû s’adapter afin de continuer à proposer une offre de soins en cette période de pandémie due au virus Covid-19.

À l’origine imaginée pour répondre à la déficience d’offre de soins ou apporter une solution aux personnes ayant des difficultés à se déplacer, la télémédecine constitue aujourd’hui une réponse au défi auquel est confronté le secteur médical. Elle représente une autre manière de soigner avec les mêmes exigences de qualité et de sécurité, et elle englobe cinq actes que sont la téléconsultation, la téléexpertise, la télésurveillance, la téléassistance et la régulation médicale. Le personnel médical doit juger de la pertinence d’une téléconsultation, le médecin peut ainsi estimer qu’elle n’est pas adaptée à la situation clinique du patient. À l’heure actuelle, elle constitue une alternative efficace afin de limiter les contacts physiques et de lutter contre la propagation du virus.

La fraude aux prestations santé, un dégât collatéral de RAC0

Economie Matin  – 25 août 2018 :

Depuis le début de l’été, le monde de la santé est en effervescence avec l’annonce officielle de la signature des protocoles d’accord RAC0 le 13 juin dernier.

Derrière ce sigle, se cachent des enjeux majeurs pour tous les acteurs du secteur de la santé : CPAM, mutuelles, professionnels ou même industriels du marché.

Qu’est-ce que le RAC0 ? En toutes lettres : Reste à charge zéro

Promesse électorale de l’actuel gouvernement, ce protocole d’accord vise à améliorer l’accès aux soins des plus démunis dans les secteurs optique, audio et dentaire. Le constat est simple : le reste à charge des patients s’élève à 8,3% toutes dépenses de santé confondues en France alors qu’il est de 22% dans l’optique par exemple. Le but est donc d’éviter que les personnes les plus défavorisées ne renoncent aux soins, en proposant systématiquement des offres standardisées d’équipements santé (lunettes, etc.), prises intégralement en charge par l’Assurance Maladie et les organismes complémentaires dans les trois domaines médicaux. Ces offres, dont les tarifs seront plafonnés, cohabiteront avec les offres à tarifs maîtrisés ou libres.