La data dans le football, le futur entraineur 2.0 ?

Sport & Stratégies – numéro du 5 octobre :

Si au cours de la dernière décennie la data est devenue un outil incontournable des entreprises dans le pilotage d’activité et la prise de décisions stratégiques, elle s’est aussi invitée à la table des dirigeants du monde sportif. Depuis de nombreuses années, son usage dans les sports US et particulièrement en NBA est omniprésent. Cette tendance s’exporte de plus en plus dans les clubs de football professionnels européens. Nombre de tirs et pourcentage de possession sont des statistiques désormais bien connues du grand public. Mais dans la course frénétique aux résultats, l’exploitation des données par les clubs va bien au-delà.

La data, outil d’amélioration des performances physiques

Les premières images de joueurs de football portant des gilets trackers GPS sont apparues lors des stages de pré-saison. Il est aujourd’hui courant d’en apercevoir lors du traditionnel « échange de maillots » à l’issue du coup de sifflet final. Le préparateur physique suit désormais, à l’entrainement comme en match, l’évolution du rythme cardiaque de chaque joueur, le nombre de kilomètres parcourus et de sprints à haute intensité. Des données factuelles précieuses lorsque l’on sait que le résultat final d’un match altère parfois la perception des analyses.

JO 2024 : une meilleure redistribution des bénéfices ?

Sport stratégie hebdo – semaine du 25 mai :

Alors que les JO 2020 qui devaient se tenir à Tokyo ont récemment été reportés à cause de la crise sanitaire dû au COVID-19, qu’en est-il de la préparation de l’évènement pour 2024 à Paris ? L’évènement tant attendu par les Français a fait voir le jour à de nombreux projets et initiatives dont les bénéfices avaient pour but d’être uniformément répartis. En effet, le Comité d’organisation des Jeux s’est engagé dans l’élaboration d’un évènement éthique et durable tant sur l’aspect économique que social. Au global, la région d’Ile-de-France s’est engagée à investir 209 millions d’euros en équipements publics pour assurer le bon déroulement de l’évènement. Toutefois, ces promesses pourront-elles être maintenues ? 

Un vecteur de croissance pour l’emploi et l’économie

Le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques a prévu la création de près de 150 000 emplois entre l’organisation, le tourisme et la construction.

Salle de sport, un modèle qui arrive à saturation et s’essouffle, quels vecteurs de croissance privilégier ?

Sport stratégie hebdo – Semaine du 21 octobre :

 

En France, comme dans beaucoup de pays développés, le bien être devient central pour la majorité des personnes. Celui-ci passe par différents aspects de la vie quotidienne comme avoir une meilleure alimentation, pratiquer une activité sportive ou bien s’assurer de maintenir un bon équilibre entre vie professionnelle et personnelle.

Cet attachement se traduit par des nouvelles habitudes de consommation qui serviront le but ultime d’être en bonne santé pour certains ou bien d’atteindre les critères de beautés à la mode : « fit is the new sexy ».
Ainsi donc les Français, et les Européens se rendent de plus en plus à la salle de sport et incluent la pratique du fitness dans leur quotidien.

Le marché du fitness

Cette demande de bien-être contribue à la croissance des salles de sports. Ainsi, depuis une décennie, le marché connait une croissance continue et représente 27,2 milliards d’Euros en Europe en 2018 dont 2,5 milliards pour la France. Des centaines de salles ouvrent chaque année en France. En 2018 nous avions 4 370 clubs de sports (+ 4 % vs 2017) et 5,96 millions d’adhérents, soit une augmentation de 4,4 % vs 2017.
Mais nous voyons aussi que le prix de l’abonnement mensuel moyen recule : 39€ en 2018, contre 40€ en 2017. Le marché n’est plus en forte croissance, et a atteint son pic selon certains experts du marché. En conséquence les salles devront adapter leur modèle pour garder leurs membres et maintenir ou bien augmenter leurs revenus car la consommation des Français pour leur bien être continue de présenter de belles opportunités. Avec un budget de 2 500 € par an, dont seuls 38 % sont alloués à la salle de sport, ces dernières peuvent espérer augmenter cette part. En conséquence elles ont un réel intérêt à être attentives aux critères de sélection de leurs cibles tels que : l’emplacement, les horaires, le nombre d’adhérents et le type de clientèle, les services disponibles, les matériels, l’hygiène de la salle et les extras qui y seront proposés.

La méthode Didier Deschamps, c’est surtout défendre et valoriser le travail de ses collaborateurs

Courrier Cadres – 5 décembre 2018

Après la victoire de l’équipe de France de football à la Coupe du monde, les tentations de faire le parallèle entre les onze joueurs tricolores et le staff d’une entreprise refont surface. Comme Aimé Jacquet avant lui, Didier Deschamps (désormais plongé dans les qualifications pour l’Euro 2020), n’échappe pas au parallèle managérial.

Longtemps moqué, critiqué, l’actuel sélectionneur des Bleus, aujourd’hui victorieux, se voit désormais auréolé de toutes les vertus. La culture de la gagne. Pourtant s’il existe des similitudes entre la gestion d’une équipe de haut niveau et celle d’une entreprise, gare aux raccourcis. Pour Aurélien Bandu, “Google, champion absolu de la nouvelle économie, a utilisé la méthode de management OKR (objective and key results – méthode basée sur la définition d’objectifs précis avec mesures associées partagée à tous les collaborateurs de l’organisation) pour fédérer l’ensemble de ses collaborateurs autour d’une vision et d’objectifs communs. Avec les résultats que l’on connaît !” Une méthode que le senior manager, spécialisé en pilotage et transformation des organisations chez Viatys Conseil, associe directement à Didier Deschamps. “Ne pourrions-nous pas imaginer le sélectionneur dessiner sur un tableau noir, entouré de son staff, ce genre de schéma, au moment de se lancer dans les qualifications pour la coupe du monde ?”

Neymar au PSG, symbole de la puissance des fonds souverains

Libération – 2 août 2018 :

Le Brésilien fête ses un an dans le club parisien, où il est arrivé grâce aux fonds souverains : après les banques, les hautes technologies ou les médias, ils investissent désormais dans le football. Décryptage d’un montage financier ultra-rentable.

La Coupe du monde 2018 est désormais terminée, le football a été fêté, l’équipe de France a gagné… mais certaines stars n’ont pas brillé. Parmi elles, le joueur brésilien Neymar. Son attitude pendant la compétition ne l’a pas toujours mis en valeur, cependant les rumeurs vont à nouveau bon train à son sujet quant à un possible départ du Paris Saint-Germain. Pour autant, pas sûr que le club parisien laisse filer sa vedette aussi facilement quand on se souvient des conditions dans lesquelles il était arrivé dans la capitale à l’été 2017.

La Ligue de football professionnelle met Canal plus en position de hors jeu

La Ligue de football professionnelle (LFP) a créé un séisme dans le monde du football en écartant Canal plus diffuseur historique des matchs de Ligue 1 de football au profit de Mediapro une société espagnole détenue par un fond d’investissement chinois. Au total la LFP va engranger 1,153 milliard d’euros par saison, soit une augmentation de 60% du montant des droits télévisuels. Cette inflation des droits TV est la conséquence d’une meilleure attractivité de la Ligue 1 avec l’arrivée de joueurs ayant le statut de star mondiale tel que Neymar arrivé au Paris Saint Germain l’été dernier.

Une baisse significative du nombre d’abonnés

La situation de Canal plus et ses 5 millions d’abonnés se dégrade depuis plusieurs années car le groupe doit faire face à une forte concurrence, comme celle du géant Netflix. Les recettes publicitaires de Canal plus ont chuté passant de 159 millions d’euros à 16 millions d’euros depuis la suppression de la diffusion des principales émissions diffusées en clair et considérées comme la vitrine de la chaîne. La perte de plus d’un million d’abonnés en 5 ans a conduit le groupe à engager une stratégie de baisse des prix de l’abonnement de 40 euros à 20 euros par mois. Canal plus va également proposer une offre adressée aux jeunes de moins de 26 ans à 10 euros par mois pour attirer de nouveaux abonnés jusque-là attirés par l’offre de Netflix.

La réalité virtuelle est-elle l’avenir de la diffusion pour la coupe du monde ?

Magazine Sports Stratégies – avril 2018 :

N’avez-vous pas toujours regretté d’avoir vécu les deux buts de Zinedine lors de la Finale de 1998 ailleurs que sur votre canapé ? Vous pouvez être le prochain à dire : j’y étais !

Avec 1 milliard de téléspectateurs devant la Finale de la Coupe du monde en 2014, nous pouvons prévoir que cet événement ultramédiatisé va de nouveau constituer une véritable opportunité pour de nombreux acteurs. Car au-delà des footeux, la cible se compose également de patriotes et supporters sociaux. Ainsi, le Sport Business a explosé ces quinze dernières années. Pour exemple de cette évolution exponentielle, les droits TV reçus par la FIFA en 2014 s’élevaient à environ 3,2 milliards d’euros.

Paris et les JOP 2024 : entre environnement et innovation

Les Echos – 27 novembre 2017 :

La France sait être au rendez-vous quand elle est attendue : rien que sur les deux dernières années, nous en avons eu la preuve avec la COP21 en 2015, puis avec l’Euro 2016 de football.

Depuis le 13 septembre, la question se pose de savoir quelle étape supplémentaire sera franchie pour 2024 avec les Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) à Paris.

La ville de Paris, ses représentants, ses habitants, et plus généralement les Français, attendent avec impatience les JOP de 2024 en France (1). Le succès du dossier français a été porté par de très nombreux sportifs et par la classe politique, y compris le Président de la République Emmanuel Macron (2). Avant cette décision, le projet avait déjà été reconnu par les experts du Comité International Olympique (CIO) comme étant de très grande qualité (3).

Tour de France : un spectacle économique

Le Journal du Net – 6 juillet 2017 :

La grande boucle rapporte gros sportivement et financièrement aux coureurs. Mais les principaux gagnants sont surement les marques et les villes d’étapes qui touchent une manne financière considérable.

Assurément, le but de chaque équipe cycliste est de pouvoir participer à cette course. Il en est de même pour les marques sponsorisant l’épreuve ou une équipe car le tour de France est une vitrine qui a un impact marketing considérable pour la visibilité de la marque. Malgré cet attrait continu, le spectacle n’est-il pas de moins en moins présent sur les routes ?

Crise du sport mondial, vers plus de règlementation ?

Après les cas de dopages russes et l’accumulation d’affaires dans le sport, la question de renforcer les réglementations, d’affirmer la place des institutions et leur capacité de sanction doit être posée. Après la banque-finance et ses milliards d’actifs, le « sport-business » et ses dérives doit-il subir lui aussi une profonde mutation ?

L’Euro 2016 de Football en France et les JO à Rio, ces fêtes du sport mondialement suivies nous ont procuré de belles émotions en ces temps troubles. Pour les pays hôtes, ce sont des retombées financières, mais aussi des polémiques. Un exemple, l’exclusion des JO 2016 d’athlètes russes suite à la découverte de fraudes et tromperies organisées par leurs fédérations et le gouvernement.

Cette affaire ne fait que confirmer une tendance à l’augmentation des scandales sportifs ces derniers temps : dopage, attributions malhonnêtes, paris illégaux ou fraude fiscale. Nous sommes face à des évènements mondiaux et multi-disciplines qui prennent de l’ampleur. Face à cette situation, un parallèle pourrait être fait avec la crise de 2008. Ces scandales financiers ont fini par conduire à une refonte du secteur de la finance : un changement des mentalités complété par la mise en place de gendarmes garants du bon déroulé des activités.