La conduite de l’innovation ne peut être un succès sans acculturation.

Journal du Net – 31/07/2020

Dans tous les secteurs d’activités, l’innovation digitale présente un avantage concurrentiel indispensable pour rester compétitif et se démarquer sur son marché. Le processus d’innovation résulte d’une amélioration continue et ne se limite pas aux seuls produits et services qu’une entreprise propose à ses clients.

Si une entreprise digitalise l’expérience de ses clients, alors la logique voudrait que l’ensemble de ses collaborateurs utilisent des applications ergonomiques et des processus automatisés, générant un niveau d’expérience digitale semblable. Cette approche implique à la fois de disposer de bons outils technologiques, mais surtout d’accorder une place primordiale à l’humain.

Il est pour cela indispensable d’intégrer dans cette démarche l’acculturation au digital des collaborateurs et de disposer d’une organisation efficiente. L’acculturation digitale et la conduite du changement sont-ils les facteurs clés de succès d’une transformation digitale réussie ?

La crise actuelle : un déclic pour la grande distribution ?

LSA – le 07 mai 2020 :

Pour François Dartout, consultant senior chez Square.La crise actuelle peut, en fin de compte, servir de déclic à la mise en chantier de grands projets de transformation et tenter de répondre à des maux économiques mais aussi sociaux sur l’ensemble du territoire. Son point de vue.

En janvier 2020, alors qu’Auchan se préparait à supprimer 517 postes (Les Echos, 14 jan. 2020), Amazon annonçait vouloir recruter 500 personnes d’ici 2023 pour son nouvel entrepôt de 55 000m² situé dans l’Oise (Le Parisien, 13 janv. 2020). Cet exemple de difficulté que rencontrent les sociétés de grande distribution traditionnelles dans leur lutte pour se maintenir sur un marché en pleine transformation mettait en évidence, avant tout, leur difficulté à se réinventer face l’hyperpuissance des nouveaux acteurs, en particulier ceux de l’e-commerce. La crise que nous traversons actuellement affecte d’une manière différente ces derniers et les grands groupes de distribution. Même si Amazon, pour reprendre cet exemple, s’est vu ordonner par la justice française de limiter ses livraisons aux produits dits essentiels, l’entreprise américaine a maintenu son activité au début de la période de confinement quand Auchan et Carrefour, entre autres, ont dû s’adapter à une demande exclusivement orientée vers les produits de première nécessité des consommateurs confinés. Cette période de confinement va-t-elle assombrir les perspectives d’avenir du secteur de la grande distribution au profit du e-commerce ou va-t-elle, à l’inverse, précipiter la mise en chantier des grands projets de transformation dont la grande distribution a besoin pour rester dans la course ?

Quel avenir pour les programmes TV face à l’avènement des acteurs de la VOD ?

Journal du Net – le 09 mars 2020 :

Transformation de l’usage audiovisuel

La première émission de télévision fut diffusée en France au début des années 30, suivi de l’essor de l’équipement en télévision par les ménages français dans les années 70. A la fin des années 70, 9 foyers sur 10 en sont équipés. Par la suite, le marché de l’audiovisuel s’est rapidement transformé au rythme des évolutions technologiques avec l’arrivée de la couleur puis des box internet à la fin des années 2000. Depuis, le nombre de chaînes est en constante augmentation pour pouvoir répondre aux attentes des spectateurs.

Pour garder leur audience, les acteurs de l’audiovisuel ont donc très vite investi dans la diversification de leurs programmes et proposé des alternatives. On a ainsi pu observer l’émergence de programmes spécialisés dans le sport, le cinéma, la musique ou encore les voyages.

Les principaux fournisseurs d’accès à internet ont, quant à eux, très rapidement adapté leurs offres fixes avec des bouquets TV ou encore l’option replay. Selon Médiamétrie, l’usage du replay est d’ailleurs en forte croissance (+26% depuis 2017). Une hausse nettement favorisée par les investissements de l’Etat et des opérateurs pour améliorer la réception TV par ADSL puis fibre.

Quand open source et cloud font bon ménage

Journal du Net – le 09 juillet 2019 :

Alors qu’il y a encore quelques années le Cloud Computing était inconnu de tous, il représente désormais un enjeu majeur du secteur de la high-tech.
Par sa simplicité et son efficacité, le nuage a su s’imposer comme un outil essentiel à même de transformer profondément nos usages, tant personnels que professionnels. Il se voit cependant être à l’origine d’un autre phénomène jusqu’alors contre-nature, à savoir l’ouverture des géants de la technologie à l’open-source.
Si cette évolution silencieuse en passe de devenir une révolution est lourde de sens, il est de raison de s’interroger quant aux motivations d’un tel mariage.

« Linux is a cancer »

Steve Ballmer, ancien CEO de Microsoft, avait ces mots très durs lorsqu’il parlait de Linux et plus généralement de l’open source en 2001.
A l’époque, la vision de ce type de solutions était bien plus négative qu’aujourd’hui pour les plus grands acteurs du marché informatique. Des concurrents aisément accessibles et libres de droits face à des softwares vendus, parfois au prix fort, cela fait quelque peu désordre. Heureusement pour les deux parties, la situation a bien changé.