La SNCF affûte ses armes en prévision de l’ouverture du rail français

Le Monde – le 16 janvier 2020 :

Depuis le 3 décembre 2019, le rail français, second moyen de transport en France et troisième marché européen, a l’obligation d’accueillir des opérateurs privés sur le marché national du transport de personnes, mettant fin à plus de 82 ans de monopole de la Société nationale de chemin de fer (SNCF).

Rendue obligatoire par l’Union européenne en décembre 2016, cette ouverture à la concurrence âprement combattue par la France agite le monde du rail français et attise déjà les convoitises. Après plus de trois ans et demi de vives négociations, le « quatrième paquet » ferroviaire, qui impose la libéralisation du rail européen, a ouvert à la concurrence les services dits conventionnés tels que les TER ou les Intercités. Pour les services commerciaux tels que les TGV, cette libéralisation commencera à partir du 14 décembre 2020.

La France a longuement négocié pour continuer à protéger, dans les faits, son marché monopolistique. Ainsi, pour le marché des TER, le recours à des appels d’offres publics ne sera obligatoire qu’à partir de 2023, soit trois ans après la libéralisation officielle du rail. Il sera même possible, pour les régions les plus réfractaires, de signer jusqu’à la veille de l’ouverture réelle à la concurrence des contrats de délégation de service publique de 10 ans, repoussant ainsi la libéralisation à 2033…

Le mécontentement des usagers de la SNCF à la gare Montparnasse ou la rencontre entre un processus de gestion des risques inefficace et une communication de crise inadaptée

En semaine, ce sont près de 149 000 personnes qui transitent en moyenne chaque jour par la gare Montparnasse ; soit la troisième plus forte fréquentation des gares parisiennes derrière la gare Saint-Lazare (359 200) et la gare du Nord (247 000) (1).

Si plus de la moitié d’entre elles sont des utilisateurs du réseau Transilien, 23% sont en revanche utilisateurs des lignes TAGV (Trains Aptes à la Grande Vitesse) soit près de 35 000 pour la gare Montparnasse. Pendant les week-ends de départs en vacances et toujours pour la seule gare Montparnasse, ce chiffre peut atteindre 320 000 sur 2 jours selon l’opérateur ferroviaire. (2)

Michelin ou l’exemple d’une diversification moderne

L’argus – 21 mars 2016 :

Abandon progressif de l’activité poids lourd, déploiement massif sur la Toile… Adrien Aubert, senior manager chez Vertuo Conseil, décrypte la stratégie adoptée par Michelin au cours des derniers mois.

Le fabricant français de pneumatiques Michelin a annoncé une réorganisation de ses activités dans son berceau historique de Clermont-Ferrand, qui va provoquer la fermeture de l’atelier de rechapage poids lourds d’ici fin 2017. Au total, 494 postes (sans départs contraints) vont être supprimés. Cette restructuration survient quelques mois après avoir l’annonce de la fermeture des usines de Fossano (Semi finis) et de Pneu Laurent (Rechapage Poids Lourd), filiale basée à Oranienburg en Allemagne, en fin d’année 2016, tandis que les activités du site de Ballymena (poids lourd), au Royaume-Uni, cesseront en 2018.